2019-nCoV : nouvelles accusations contre la Chine

Pékin, le vendredi 7 février 2020 - Le sinistre décompte se poursuit. On recense désormais 31 515 cas d’infection à 2019-nCoV dans le monde (31 203 en Chine continentale) et 638 décès liés (dont 636 en Chine).

On notera la situation particulière du Japon où le ministre de la Santé rapporte ce matin que 61 cas de coronavirus ont été détectés sur le paquebot Diamond Princess, placé en quarantaine près de Yokohama. Comme les vingt premiers patients identifiés, ces malades vont être débarqués pour être hospitalisés alors que les 3 700 autres passagers et membres d’équipages sont sommés de rester à bord, pour une période probablement à nouveau prorogée. Un chiffre qui pourrait encore s’accroître dans les heures à venir, tous les cas suspects n’ayant pas été testés.

Dans ce contexte, le président chinois Xi Jinping a assuré par téléphone à son homologue américain Donald Trump que la Chine faisait tout ce qui était en son pouvoir pour contenir l'épidémie.

Un appel qui intervient alors que les accusations de dissimulation à l’encontre de la République populaire se multiplient, accusations qui trouvent des échos jusqu’au sein de la population, notamment depuis le décès d’un jeune médecin qui avait été arrêté le 1er janvier, accusé de faire circuler de fausses rumeurs sur l’émergence d’une épidémie, avant d’être réhabilité in extremis peu avant sa mort (lire notre lettre JIM + demain samedi 8 février). « Non, la Chine n'a pas tout dit sur le coronavirus. En tout cas pas immédiatement » affirme de son côté l’ONG Human Rights Watch qui accuse Pékin d'avoir fait disparaître des rapports sur la maladie au moment de son éclosion à Wuhan.

Pour sa défense la Chine a trouvé un avocat de choix : l’OMS (Organisation mondiale de la santé) qui par la voix de son  directeur général a fait savoir : « la Chine est le pays le plus connecté au reste du monde. S'il y avait eu une volonté de cacher quelque chose de la part des autorités, il y aurait eu beaucoup plus de cas à l'étranger. Parce que la Chine peut peut-être cacher ce qu'il se passe sur son sol, mais pas ce qu'il se passe dans d'autres pays ».

Circulez, y’a rien à voir…

X.B.

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Vos réactions (2)

  • Hystérie collective ?

    Le 07 février 2020

    Est-on devant une hystérie collective ? difficile d'aller plus vite, premières contaminations fin octobre, le virus est bien identifié et en décembre toute la communauté scientifique est au courant.
    Le problème de ce virus c'est qu'il est inconnu pour le système immunitaire humain, les autres coronavirus ne font guère plus qu'un gros rhume. Si je me souviens bien la grippe que l'on connait bien tue 8000 français en moyenne chaque année.

    Enfin à qui profite le crime? Je ne vois pas trop pourquoi les chinois s'amuseraient à cacher quoique ce soit et là je rejoins l'OMS, car ça se saurait quoiqu'il en soit. Affoler une population de 1.5 milliards d'habitants, c'est autre chose, alors que l'on est dans l'hystérie totale en France alors qu'aucun cas mortel à ce jour de coronavirus n'a eu lieu.
    Toujours plus facile d'accuser les autres, j'aurais bien voulu savoir si l'épidémie avait été déclaré en Europe comment on aurait réagit.

    Dr Frédéric Langinier


  • Coro/grippe/SRAS

    Le 08 février 2020

    La grippe tue oui (en réponse au commentaire précédent) mais on dispose de la vaccination et de 2 anti-viraux. Vacciner est un autre débat de prévention. Là, on n'a rien.
    Le SRAS en 2003 a évolué sur un période beaucoup plus longue et une alerte tardive.
    Si on compare le SRAS à ce nouveau coronavirus, il faut être en alerte (contagions/ décès/espace temps, sans parler des séquelles) cela va vite malgré les moyens pris en Chine et ils sont terribles aujourd'hui : tout est quasi à l'arrêt, les sorties limitées en temps et en personnes, dans toute la Chine.
    Alors oui, les differents pays doivent participer à cette alerte tout comme les professionnels de santé, sans psychoter.

    Quant à la temporisation de l'OMS dans sa 1ère évaluation, ça me laisse "perplexe" alors que la Chine avait déjà tout mis en oeuvre pour contenir la propagation.
    Ce n'est que mon avis et suis loin de maîtriser toutes les subtilités tant virologiques, médicales, économiques et politiques.

    R. G. (Infirmière)


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