2021 marqué par un rebond de l’activité de transplantation

Paris, le vendredi 14 janvier 2022 - Après une année 2020 catastrophique, l’Agence de la biomédecine communique sur une augmentation de 19,3 % de l’activité de greffe par rapport à 2020. Ainsi, en 2021, ce sont 5 273 greffes qui ont pu être réalisées grâce à 1 392 donneurs décédés et 521 donneurs vivants.

Le fruit du combat de l’Agence de biomédecine

Tout au long de 2020 et de 2021, l’Agence de biomédecine a mis en place des dispositifs visant à maintenir l’activité de greffe malgré la crise sanitaire.

Elle a en particulier émis des recommandations en mars 2021, incitant à la poursuite des activités de transplantation dans le contexte d’un rebond épidémique. Dès 2020, elle a mené sur les fonts baptismaux le comité national de suivi de l’impact de l’épidémie de Covid-19 sur l’activité de prélèvement et de greffe d’organes et de tissus. Constitué de représentants d’associations de malades, des professionnels de la transplantation, de représentants du ministère de la santé ainsi que de membres de l’Agence de la biomédecine, il a adapté le rythme de ses rencontres aux fluctuations de l’épidémie. « En 2021, 12 réunions se sont ainsi tenues en visioconférence afin de partager, en temps presque réel avec l’ensemble des membres du comité, les informations dont dispose l’Agence de la biomédecine, et répondre, dans la limite des compétences de l’Agence, aux préoccupations des parties prenantes » souligne l’Agence.

Tableau. Transplantations réalisées en France depuis 2017


2021 : une baisse par rapport à 2017

Mais, globalement, si l’activité de greffe a bien augmenté entre 2020 et 2021, les nombres de transplantations sont inférieurs à ceux de 2017 pour tous les organes.  

Autre ombre au tableau, l’agence observe une légère hausse du taux de refus de prélèvement sur personne décédée qui s’établit à 33,6% en 2021, contre 33% en 2020.

Notons cependant que cette année 2021 aura aussi été celle de la première greffe française d’îlots de Langerhans réalisée au CHU de Lille en décembre.

Les associations de patients dubitatives

Mais les associations de patients demeurent dans l’expectative. Ainsi, dans un communiqué commun, elles pointent un « déclin de la greffe en France [qui] a débuté bien avant la crise sanitaire, qui l’a encore amplifié », elles dénoncent également « l’insuffisance des actions publiques visant développer » l’activité de greffe. Par conséquent, elles estiment que « la tonalité positive de la communication de l’Agence de la biomédecine ne doit pas occulter ce qu’impliquent ces chiffres pour les patients en attente, ni leur profond désarroi : immense anxiété, diminution des chances d’être greffé, augmentation des durées d’attente, des aggravations et des décès. Au cours de l’année 2020, près d’un millier d’entre eux se sont ainsi éteints, faute de greffe ».

Gabriel Poteau

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