Coronavirus : la Place Rouge était vide

Moscou, le lundi 30 mars 2020 – Le maire de la capitale russe a prononcé la mise en confinement de la population moscovite. Aux Etats-Unis, on mise sur la chloroquine pour endiguer l’épidémie.

La Place Rouge est vide. Et le restera sans doute longtemps. Ce lundi, les 20 millions d’habitants de la région de Moscou ont rejoint les 3 milliards d’humains placés en confinement. Les mesures mises en place sont similaires à celles prises dans les autres pays d’Europe : les moscovites ne peuvent sortir de chez eux que pour travailler, acheter des denrées alimentaires et se dégourdir les jambes.

Comme dans d’autres pays, c’est la désinvolture des habitants qui a poussé les autorités à prendre cette mesure radicale. Alors que le Kremlin recommandait aux Russes de rester chez eux, les moscovites sont massivement sortis pour profiter d’un week-end printanier, obligeant la municipalité à sévir. Le maire de Moscou, Serguei Sobianine, un proche du président Vladimir Poutine, a indiqué qu’un système de reconnaissance faciale pourrait être utilisé pour faire respecter le confinement. Officiellement, la Russie ne compte que 8 décès liés au Covid-19.

Les prévisions d’Anthony Fauci

De l’autre côté de la planète, aux Etats-Unis, on mise sur la chloroquine et l’hydroxy chloroquine. La FDA, l’agence du médicament américaine, a autorisé l’utilisation de ces antipaludéens de synthèse à l’hôpital (comme en France) sur les patients atteints du coronavirus.

Depuis plusieurs jours, Donald Trump se dit confiant quant à l’efficacité de la chloroquine.

Par ailleurs, le président américain a admis ce dimanche lors d’une conférence de presse que les différentes mesures de confinement et de distanciation sociale prises à travers le pays resteraient en vigueur au moins jusqu’à fin avril. Dans la foulée, son conseiller scientifique Anthony Fauci a déclaré que l’épidémie pourrait tuer entre 100 000 et 200 000 Américains au total. Les Etats-Unis déplorent pour le moment 2 436 décès dont 1 000 dans le seul Etat de New York.

Mascarade à Rio

Au Brésil, la gestion de l’épidémie tourne à la mascarade. Alors que le gouvernement fédéral et les États multiplient les mesures de confinement, le président Jair Bolsonaro appelle à braver ces interdictions, affirmant que la mise à l’arrêt économique du pays aurait des conséquences plus graves que l’épidémie. Ce samedi, un tribunal brésilien lui a interdit de diffuser des messages critiquant le dispositif du confinement tandis que Tweeter a supprimé deux vidéos du président serrant des mains dans les rues de la capitale Brasilia ! Liberté d’expression et confinement ne font pas bon ménage.

Les Pays-Bas résistent encore et toujours (?)

Aux Pays-Bas, l’un des rares états européens à ne pas avoir prononcé la mise à l’arrêt du pays, l’aggravation rapide de la situation pourrait bientôt changer la donne. Le royaume compte en effet déjà plus de 10 000 cas, 770 décès et 2 500 personnes placés en soins intensifs. Le Premier Ministre Mark Rutte devrait s’adresser à la nation hollandaise ce mardi pour peut-être annoncer un changement de cap.

Mais la nouvelle la plus surprenante du jour nous provient du Groenland, où les autorités ont annoncé que la vente d’alcool serait interdite dans la capitale Nuuk jusqu’à la fin du confinement. La mesure a pour but d’éviter que l’enfermement des habitants n’entraine une hausse des violences domestiques, un véritable fléau dans l’île danoise.

QH

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