Covid-19 : Donald Trump souffle le chaud et le froid

Washington, le dimanche 29 mars – Après l’avoir un temps envisagé, le président Donald Trump a renoncé à placer en quarantaine les Etats les plus touchés par l’épidémie de coronavirus.

Depuis plus de trois ans désormais, les Américains ont appris à vivre avec la versatilité de leur président. Ce samedi, Donald Trump a, en quelques heures, opéré un revirement dont il est coutumier. Dans la matinée, il a affirmé envisager fermer les frontières des Etats de New York, du Connecticut et du New Jersey qui sont parmi les plus touchés par l’épidémie de coronavirus (728 morts à New York seulement).

General Motors réquisitionné


Interrogé par la presse dans la foulée, les gouverneurs de ces trois Etats ont déclaré n’avoir jamais été averti par le président. Le soir même, Donald Trump a renoncé à prendre cette mesure, affirmant ignorer si elle était légale (!). Les autorités sanitaires se sont donc contentées de recommander aux habitants de ces Etats de ne pas traverser les frontières.

Donald Trump avait déjà étonné les observateurs ce vendredi en utilisant une loi d’exception datant de la guerre de Corée pour contraindre par décret General Motors à produire 40 000 respirateurs. 24 heures auparavant, D Trump affirmait pourtant sur les antennes de Fox News que les Etats-Unis n’avaient pas besoin de nouveaux respirateurs.

Russie et Australie sur la voie du confinement


Ce samedi, l’Irlande a rejoint la longue liste des pays qui impose un confinement généralisé à leurs populations. La Russie, où les frontières seront fermées à partir de lundi et l’Australie, où les réunions de plus de deux personnes sont désormais interdites, pourraient rapidement prendre la même voie. Plus de trois milliards de personnes (40 % de la population) sont désormais confinés dans le monde.

L’hécatombe se poursuit en Espagne et en Italie


En Espagne, qui a déploré 838 décès pour la seule journée de samedi, le Président du conseil Pedro Sanchez a annoncé la suspension des activités économiques non-essentielles pendant deux semaines, suivant ainsi l’exemple italien. En Italie justement, malgré la hausse du nombre de morts (900 décès ce samedi), les autorités restent optimistes sur un ralentissement de l’épidémie dans les prochains jours. « Dans tous les services d’urgence, on enregistre une réduction des arrivées de patients » a déclaré Giullio Galera, ministre de la santé de Lombardie, la région la plus touchée par la crise sanitaire. Encore relativement épargnée (400 morts au total), l’Allemagne a renforcé son aide à ses partenaires européens, plusieurs patients français et italiens ayant été transférés dans des hôpitaux berlinois.

Crucifix miraculeux


La religion doit également s’adapter à ces temps de crise. A Rome, le pape François a célébré une messe planétaire devant une place Saint-Pierre vide. Un « crucifix miraculeux », censé avoir sauvé la ville de Rome d’une épidémie de peste en 1522, a été placé sur le parvis de la basilique.En Inde, les autorités craignent qu’un gourou sikh revenu d’Italie (et décédé depuis), ait contaminé ses fidèles. Plus de 15 000 personnes ont été placés en quarantaine dans le nord du pays. En Afghanistan et au Pakistan, les mosquées étaient noires de monde pour la prière du vendredi. « Allah protégera les musulmans des désastres causés par le coronavirus » ont déclaré les autorités religieuses afghanes.

Q.H.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article