Déserts médicaux : la proposition détonante de l’UFML-S

Paris, le vendredi 28 janvier 2022 - Comme nous l’avait indiqué dans une interview son président Jérôme Marty, l’UFML-S entend prendre toute sa part dans la campagne présidentielle. Le syndicat, désormais représentatif, a ainsi formulé 10 propositions pour la santé. Parmi elles une marque particulièrement, elle concerne le conventionnement des médecins et les déserts médicaux.

L’UFML-S recommande un conventionnement d’un nouveau type (appelons-le le secteur IV), permettant de mixer exercice libéral et exercice hospitalier, liberté tarifaire et contraintes de travail.

Plus précisément les médecins de ce secteur IV exerceraient à honoraires libres et les complémentaires s'engageraient à rembourser aux patients 200 à 300 % du tarif Sécu, voire l'ensemble du dépassement tarifaire « dans les déserts médicaux ».

En contrepartie, les praticiens s’engageraient à travailler également en dehors de leur cabinet, une journée par semaine : soit à l'hôpital, soit en ville mais dans un désert médical. Au bout de 7 ans de secteur IV,  le médecin passerait automatiquement en secteur II (s'il exerce au même endroit) ou pourrait conserver le même conventionnement dans un désert médical. S'agissant de la partie hospitalière, « il va falloir mener avec les hôpitaux une négociation sur une rémunération qui soit attractive » pour ces vacations précise le syndicat qui s’indigne du montant des revenus actuels des attachés.

Dans le même esprit, l’UFML propose la revalorisation des honoraires avec des compléments « selon le temps passé » ou le nombre de motifs dans la consultation, la revalorisation de la visite du généraliste à 100 euros ou encore la défiscalisation totale pour l'exercice des médecins retraités en zones déficitaires.

Gabriel Poteau

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions (1)

  • Supprimer la liberté d'installation

    Le 29 janvier 2022

    Tout ça, c'est encore du bricolage et une "usine à gaz". Certes il faut revaloriser l'acte médical mais il n'y a qu'une seule façon de lutter efficacement et rapidement contre les déserts médicaux c'est de supprimer la liberté d'installation. C'est de l'intérêt général même si cela ne fait pas plaisir à certains. Je suis étonné qu'aucun ministre la santé qui est chargé d'assurer l'accès équitable aux soins de tous les français, n'ait pas eu le courage politique de prendre cette décision.

    Dr Marc Besson-Leaud

Réagir à cet article