Encore plusieurs milliers de Français bloqués à l’étranger

Iasi, le vendredi 22 mai – Si nombreux d’entre eux ont pu être rapatriés dans les premiers jours du confinement, il reste encore des milliers de Français bloqués à l’étranger, notamment en Roumanie et au Maghreb.

Les villes de Iasi et de Cluj en Roumanie sont connues pour accueillir les étudiants français en médecine et en dentisterie déboutés par le numerus clausus. Quand, le 17 mars dernier, la France a fermé ses frontières en raison de l’épidémie de coronavirus, des milliers d’entre eux se sont retrouvés bloqués en Roumanie, où les universités ont rapidement fermé. Plus de 400 n’ont pas encore pu rejoindre la France.

Des Français bloqués en Roumanie et au Maghreb

Début mai, avec l’aide de Benoit Mayrand, conseiller des Français de Roumanie, les étudiants parviennent à affréter un vol pour les ramener en France. Mais le 15 mai, l’ambassade de France annule le projet. Prétexte officiel : le rapatriement des étudiants français n’est pas urgent et peut se faire via des vols classiques par escale. Mais selon Benoit Mayrand, l’explication est politique : l’ambassade lui font payer son refus d’allégeance à La République en Marche. Face au début de polémique et pour éviter que les étudiants ne soient « sauvés » par la Suisse, le Quai d’Orsay a finalement accepté d’affréter un vol en départ de Bucarest ce samedi pour ramener à Paris les jeunes expatriés.

Une histoire rocambolesque qui illustre le calvaire des Français qui se sont retrouvés bloqués à l’étranger du fait de la fermeture soudaine des frontières et de l’arrêt du trafic aérien. Si la plupart d’entre eux ont pu être rapatriés en France rapidement, ils étaient, au 12 mai dernier, encore près de 10 000 bloqués au Maghreb. Beaucoup sont des binationaux qui disposent de moyens de subsistance dans leur pays d’origine mais il resterait encore cependant une poignée de touristes et de voyageurs d’affaire qui attendent leur rapatriement depuis plus de deux mois maintenant.

Une « grande muraille de solidarité » en Chine

En Chine, berceau de l’épidémie, les autorités célèbrent la victoire contre le coronavirus, qui n’a fait aucun mort dans le pays ces deux derniers mois. « Nous, fils et filles de la nation chinoise, sommes restés unis et avons élevé une grande muraille de solidarité » a déclaré le Premier ministre Li Keqiang, pour la réouverture du Parlement. L’Assemblée nationale populaire s’apprête à adopter un plan de relance de 480 milliards d’euros, alors que le PIB chinois a plongé de 6,8 % au premier trimestre 2020. Le numéro 2 chinois a refusé de fixer un objectif de croissance pour l’année 2020.

En Italie, où le déconfinement s’accélère, avec la réouverture progressive des cafés et des restaurants, le débat sur le bilan véritable du coronavirus rebondit. En s’appuyant sur les chiffres de la mortalité globale, la Sécurité sociale italienne considère comme « peu fiable » le bilan officiel de la Protection civile de 32 500 morts et estime que près de 47 000 Italiens seraient morts du coronavirus. La mortalité aurait notamment augmenté de 84 % dans le nord du pays.

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Vos réactions (1)

  • Quatorzaine facultative !

    Le 22 mai 2020

    Aux dernieres nouvelles, la "quatorzaine" ,qui devait leur être imposée, n'est plus de mise :
    elle sera laissée à leur seule discrétion.
    Je crois rêver...

    Dr Alain Machenaud

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