Incendie mortel dans un bâtiment résidentiel de l’hôpital Henri Mondor de Créteil

Paris, le jeudi 22 août 2019 – Le feu n’a finalement pu être maitrisé qu’un peu après 1h30 du matin ce jeudi 22 août, après deux heures d’intervention des pompiers, dans un bâtiment de l’hôpital Henri Mondor à Créteil. Le bilan humain est lourd : une jeune femme a été retrouvée morte dans un ascenseur, deux pompiers ont été gravement blessés et six autres personnes présentent également des atteintes plus légères (dont deux soldats du feu). Les dégâts matériels n’ont pas encore pu être évalués, mais le fonctionnement de l’hôpital n’a pas été durablement perturbé. Le feu a débuté au sixième étage d’un bâtiment qui en compte dix et qui sert principalement de lieu de résidence des personnels de l’établissement hospitalier. L’incendie s’est très vite étendu à l’ensemble de l’immeuble et son origine demeure inconnue. L’ampleur du sinistre a nécessité la mobilisation de plus de 100 sapeurs-pompiers. « On a fait face à une situation très complexe (…) le bilan aurait pu être plus lourd » a indiqué le commandant de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, Guillaume Fresse.

Des structures à risque

Le ministre de la Santé a rapidement salué l’engagement des soldats du feu et a adressé « son soutien aux victimes et à leurs proches », tandis que le directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a assuré qu’aucune anomalie n’avait été détectée concernant le respect des normes incendies lors d’une visite récente. Cependant, ce drame survient alors que des alertes concernant la sécurité incendie de certains établissements hospitaliers français et notamment franciliens ont été lancées cet été. Différents observateurs, même au sein de l’AP-HP ont ainsi entre autres confirmé la difficulté de garantir un niveau de fiabilité optimal dans les structures comprenant des bâtiments très élevés (comme à Henri Mondor ou plus encore à l’hôpital Bichat). Beaucoup avaient en outre souligné que les failles de sécurité inévitables n’étaient palliées que par un engagement constant des équipes de sécurité incendie, comme l’a confirmé le drame d’hier soir.

M.P.

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