La France est-elle entrée (en catimini) dans l’ère du passe vaccinal ?

Paris, le vendredi 26 novembre – Hier, Olivier Véran dévoilait les nouvelles mesures du gouvernement pour riposter à la cinquième vague.

Parmi elles, le renforcement du passe sanitaire, qui sera désactivée 7 mois après la réalisation de la deuxième dose en l’absence de rappel. Pour « échapper » à la vaccination la seule alternative sera de justifier d’un test négatif de moins de 24 h.

Pour certains observateurs cet abaissement de la durée de validité du test de 72 à 24 h représente un changement de paradigme et le passage subreptice du passe sanitaire au passe vaccinal.

C’est ainsi, que les tests PCR pourraient devenir inopérants pour le passe, les résultats étant en règle générale rendus 12 à 24 h après le prélèvement…

Reste néanmoins le test antigénique. Mais certains officinaux ont pu apparaître réticents à les effectuer hors de toute justification médicale.

N’oublions pas, en outre, que ces deux tests (en dehors de cas spécifiques) sont désormais payants.

Ainsi, sans le dire on imposerait de facto, depuis hier, un passe vaccinal …

Pour Olivier Véran, il n’en est rien, interrogé à ce sujet durant sa conférence de presse, il a de nouveau martelé : « la différence fondamentale entre le passe sanitaire et le passe vaccinal, c'est qu'il y a toujours la possibilité pour quelqu'un qui n'est pas vacciné de se faire tester, certes à ses frais, pour pouvoir accéder à un événement, à un établissement recevant du public, rentrer dans un bar ou un restaurant ».

Pour certains observateurs, le refus obstiné du gouvernement à parler de passe vaccinal serait lié à des questions procédurales. Transformer officiellement le passe sanitaire en passe vaccinal nécessiterait de soumettre de nouveau le projet à la représentation nationale.

Sur BFM TV, Laurent Neumann résume : « on pousse tous les curseurs le plus loin possible pour s'approcher d'un passe vaccinal tout en restant dans les clous d'un passe sanitaire ».

Nul doute que les opposants au passe s’engouffreront dans la brèche pour d’éventuels recours devant la justice administrative.

F.H.

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Vos réactions (2)

  • Enfin

    Le 26 novembre 2021

    Il était temps.

    Pr A Muller

  • La suite ?

    Le 27 novembre 2021

    0 antécédents :
    1ere dose :
    J1 gout metallique dans la bouche, impossibilité de manger pendant 4 jours, douleur au bras coté injecté
    J2/J3 douleur au bras injecté
    J4 paresthesie des MS+ MI avec perte de sensibilité temporaire plus marquée au niveau des pieds pendant 3 jours, démangeaisons des MS
    J7brouillard mental, céphalées
    J10 herpès
    Juste la paresthésie et perte sensibilité des membres remonté à la pharmacovigilance "on connait déjà les autres ES"

    2e dose
    tachycardie, troubles digestifs (diarrhée, douleurs abdo) itératifs depuis
    on remonte pas à la pharmaco "c'est déjà connu"
    3e dose : ?
    En 4 mois 2 ACR 5 sur des mammos normales il y a 2 ans
    Mais c'est vrai que le labo est responsable de sa production, nous voilà rassurés, tous les ES sont déclarés.
    Combien de vaccins au départ déjà ? 95% d'efficacité ça va stopper l'épidémie... combien de vaccins validés pour la 3e ?

    Céline Bouillot (IDE)

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