La psychiatrie Lyonnaise en lutte contre la « tyrannie » des économies

Lyon, le mardi 30 mai 2017 - Depuis plusieurs mois, l’ambiance se dégrade fortement entre les institutions psychiatriques lyonnaises et l'Agence régionale de santé (ARS), en raison de coupes sombres dans les budgets, qualifiées de « tyrannie des économies comptables » dans un appel réunissant 166 médecins de l’hôpital Le Vinatier. Il est en effet prévu, dans la ville, la fermeture de 3 centres médico-psychologiques (CMP) et de services de pédopsychiatrie, de plus en plus le parent pauvre de la discipline…

Acmé de ce mouvement, hier, lorsque à l’appel  de la CGT, de la CFDT et de SUD les services de psychiatrie lyonnais se sont mis en grève (pour la seconde fois en deux mois) et ont manifesté devant le siège de l'ARS.

Au-delà des fermetures décriées,  les personnels craignent la fin de la psychiatrie de secteur, des problèmes d'accessibilité pour les familles ainsi qu'une inégalité dans les accès aux soins. 

« L'importante réduction des budgets alloués conduit à regrouper des centres médico-psychologiques alors que le but de ces CMP est justement d'être au plus près des populations. On diminue ainsi nos capacités de soin et de prévention en supprimant la possibilité pour les patients de nous voir autant qu'ils en auraient besoin.  Les délais sont de 6 à 9 mois pour avoir un rendez-vous », explique ainsi un médecin durant la manifestation auprès du journal Le Progrès de Lyon.

Rappelons enfin cette contestation des 166 médecins signataires : « les directeurs d’hôpitaux exécutent les injonctions des ARS qui exécutent les ordres du ministère, au nom d’impératifs financiers dont nul ne se risquerait à comprendre le sens véritable et le but ultime. Si ce n’est l’inexorable démantèlement de la médecine hospitalière depuis vingt ans, tous gouvernements confondus ».

F.H.

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