L’addiction au sexe : un handicap comme un autre ?

Halifax, le  vendredi 16 août 2019 - Un salarié canadien qui avait pris la mauvaise habitude de se masturber dans les toilettes de son lieu de travail a été renvoyé à la suite de plusieurs plaintes de ses collègues.

Il a contesté cette décision en justice, soutenu par un syndicat, en affirmant souffrir d’une « addiction au sexe » qui devait être considérée comme un handicap.

Aussi, a-t-il réclamé à son ancien employeur, outre sa réintégration, un aménagement de son poste de travail comme cela se fait pour des personnes en situation de handicap avéré.

Le tribunal de Nouvelle-Écosse a finalement conclu qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes dans la « littérature scientifique » pour qu'une telle « dépendance » puisse être considérée comme une maladie ou un handicap. Le recours a donc été rejeté, la justice considérant que des décisions disciplinaires sévères étaient légitimes dans de tels cas.

Pourtant, nombre de psychiatres et de sociétés savantes assimilent cette addiction à une maladie mentale.

« Aussi farfelu soit-il, ce cas n'est pourtant pas unique et en l'absence de chiffres en France, on estime, aux États-Unis, que l'addiction au sexe concernerait entre 3 et 6 % de la population », remarque Emmanuelle Dal'Secco pour le site Handicap.fr. Ainsi, cette affaire pose « la question de la définition des troubles psychiques et de leurs limites ».

Xavier Bataille

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