Le nombre d’agressions de pharmaciens à un niveau préoccupant

Paris, le vendredi 22 juillet 2022 – Dans son dernier rapport d’activité, l’Ordre des pharmaciens s’est à nouveau penché sur les agressions perpétrées contre les officinaux et les biologistes médicaux,  qui sont, on le sait,  particulièrement exposés à ce risque, en particulier depuis la crise Covid. 

414 agressions recensées

L’Ordre qui propose un accompagnement aux pharmaciens victimes leur propose également de procéder à un signalement via un formulaire spécifique.

Ainsi, en 2021, 414 agressions ont été déclarées par des pharmaciens officinaux, hospitaliers et biologistes médicaux.

Dans le détail, ces agressions se répartissent en 152 vols et 262 injures et menaces, jusqu’à l’agression physique. Un chiffre en recul par rapport à 2020 (584) et qui s’est traduit par 186 dépôts de plainte. Il est à noter que 23 déclarations concernaient le passe vaccinal ou la vaccination et 35 les tests antigéniques.

Cette diminution du nombre d’exactions s’explique par la forte hausse de l’année 2020 qui traduisait les tensions accrues au comptoir et dans les laboratoires de biologie médicale liées au début de la crise Covid. Aussi les données de 2021 sont en hausse par rapport à 2019 (303), qui peut-être considérée comme l’année de référence.

Notons qu’en 2020, on avait également assisté à une aggravation des violences avec une durée moyenne d’ITT de 13 jours contre 3 auparavant comme l’avait expliqué au JIM, le référent sécurité de l’Ordre, Alain Marcillac.

Le point chaud de Mayotte

C’est à Mayotte, que la situation est la plus critique.

Sans livrer de données précises, l’Ordre rapporte : « la situation sanitaire est un motif majeur de préoccupation. La couverture sociale de la population n’est pas alignée sur celle de la métropole, engendrant d’importantes inégalités en matière d’accès aux soins. La crise liée à la Covid-19 a aggravé le contexte sanitaire et généré des tensions sociales fortes. Les officines mahoraises en ont été les premières victimes, avec des agressions aux comptoirs, des cambriolages, des fermetures préventives et des procédures d’acheminement de médicaments empêchées par l’insécurité sur les routes ».

Pour tendre vers l’exhaustivité (sans doute loin d’être atteinte) et ainsi améliorer l’analyse des évolutions, des rappels réguliers aux inscrits au tableau de l’Ordre ont été effectués sur l’importance d’établir des signalements. La « remontée de terrain est en effet indispensable pour pouvoir accompagner les pharmaciens et alerter les pouvoirs publics » souligne l’Ordre.

F.H.

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