L’échec scolaire du gouvernement

Paris, le vendredi 7 janvier - Il y eut les 100 jours, la guerre des 6 jours…il y a désormais le protocole de 4 jours, qui, n’en doutons pas, n’entrera pas dans l’histoire ! Quatre jours, c’est ce qu’aura tenu le nouveau protocole pour les cas contacts en établissements scolaires.

Il prévoyait que tous les élèves soient testés (par PCR ou TAG) si un de leur camarade se révélait positif. Un résultat négatif devait conditionner leur retour en classe et chaque élève devait ensuite s’autotester deux et quatre jours après le test initial.

En outre, il était prévu que si lors de cette campagne de test au niveau d’une classe un autre enfant se révélait positif, un nouveau cycle de tests devait débuter pour toute la classe.

Une gageure, qui a amené une vingtaine d’établissements à la quasi-fermeture.

Ainsi en quatre jours on a déjà comptabilisé 47 453 contaminations par la Covid-19 parmi les élèves français et la fermeture de 9 202 classes !

Revenir ou protocole précédent ou en suivre un nouveau ?

Dans ce contexte et en urgence sous la pression des associations de parents d’élèves et des syndicats d’enseignants, ce jeudi, le ministère a décidé d'alléger le protocole sanitaire : il ne sera finalement pas nécessaire de réenclencher un cycle de test pour les enfants cas contacts si un nouvel élève de la classe se déclare positif dans la même semaine que l'infection originelle.

« Le cycle de dépistage ne redémarre que si le second cas confirmé a eu des contacts avec les autres élèves après un délai de 7 jours suite à l’identification du premier cas » précise ainsi le ministère (espérant que tous les personnels de l’éducation et les parents comprendront à la première lecture !).

En outre, comme nous l’annoncions il y a 48 heures, une pénurie d’autotests point, et comme nous le pressentions, le gouvernement a décidé d’élargir la palette des tests à J+2 et J+4, ouvrant la « possibilité de recourir à des tests antigéniques en cas d’indisponibilité temporaire des autotests en pharmacie »

Mais cette reculade suffira-t-elle ? Les enseignants réclament désormais le retour de la règle simple suivante : un cas positif dans une classe entraîne sa fermeture.

« Le ministre se vante de maintenir les écoles ouvertes pour habiller son choix politique de faire de l'école une garderie, pour permettre aux parents d’aller travailler, au mépris de la santé des personnels, de celle des enfants, de leurs familles », dénonce ainsi la FSU, qui réclame « le retour à la règle protectrice '1 cas positif = fermeture de la classe', l'isolement des cas contacts intra-familiaux et une politique de tests préventifs hebdomadaires salivaires systématiques ».

Le nouveau protocole a déjà du plomb dans l’aile…

PS : vous pouvez donner votre avis sur les restrictions sanitaires à l’école en participant à notre sondage ici

Xavier Bataille

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Vos réactions (2)

  • Les syndicats d'enseignants toujours contre tout !

    Le 07 janvier 2022

    Je ne suis pas sûre que tous les enseignants soient vaccinés. Est ce obligatoire pour eux ?
    Il faudrait commencer par cela. Il me semble que leur syndicats veulent surtout travailler moins... Mais je fais du mauvais esprit !

    Dr Véronique de Vaux

  • Votre proposition pas plus applicable que l'ancienne

    Le 07 janvier 2022

    Fermer la classe pour 1 cas positif va revenir à un quasi confinement national assez vite.
    Or, la majorité des parents travaillent.
    Ceux qui lisent ces articles sont des soignants et comprennent bien les difficultés quand on ne peut pas télétravailler (ceci dit, j'engage ceux qui vantent la garde des enfants, à la maison devant leurs devoirs, tout en télétravaillant, à le faire : ils ne tiendront pas une semaine... !

    Je me permets une blague : revenir au télétravail + garde des enfants risque de faire plus de morts chez les enfants que le Covid !).
    Cela renvoie à la Tribune du Pr Baudon qui était foisonnante de bon sens.
    Et si on se "contentait" de laisser à la maison tous ceux qui sont malades, et qu'on fiche la paix aux enfants asymptomatiques, en arrêtant de les tester à tout-va ?

    S'interroge-t-on aussi sur la scolarité hachée des enfants depuis 2 ans et toutes les conséquences qui en découlent ? de ces enfants qui ne font plus de sport à l'école, sans preuve scientifique que les gymnases soient des hauts lieux de contamination ? (chouette, ça fera plus d'obèses ! les coronavirus seront contents). Ces enfants qui se culpabilisent ou culpabilisent les autres d'être malade, ou porteur, de se faire tester, ou au contraire de ne pas le faire, avec la même facilité à développer de la haine et de la méfiance entre eux que le font les adultes.

    S'interroge-t-on, de la même façon qu'on le fait concernant le manque de moyens des hôpitaux savamment préparé depuis qq décennies, sur le manque d'enseignants, les locaux inadaptés ? Il était déjà connu bien avant le Covid que de très nombreuses écoles étaient mal conçues, mal aérées avec des taux de CO2 excessifs, pénalisant la concentration des élèves...
    On a eu 2 ans pour s'adapter, non ?
    Qu'a-t-on fait pour nos enfants, à part leur coller un masque, et des vaccins dont ils ont peu besoin à leur âge ?

    Vous ne rêvez pas, vous, pour vos enfants ou petits-enfants, d'écoles lumineuses, chaleureuses, aérées, avec de grands espaces verts à proximité pour faire la classe dehors dès qu'il fait beau, des classes vertes toute l'année, des enseignants détendus avec des effectifs de 20 élèves par classe maximum ?
    C'est ce que l'on devrait offrir pourtant aux enfants qui porteront notre Demain...
    Et ça limiterait une bonne partie des dégâts lors d'épidémies...

    Dr Anaïs Pipet

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