Levothyrox : nième rebondissement, l’ancienne formule restera disponible jusqu'à fin 2021 !

Paris le vendredi 20 aout 2020 - Pour les autorités sanitaires, c’est un casse-tête qui perdure. L’ancienne formule du Levothyrox, dont la distribution devait initialement s’arrêter fin septembre 2020, sera finalement disponible jusqu’à fin 2021.

L’annonce du Ministère de la Santé vient ici donner gain de cause à plusieurs associations qui réclamaient cette prolongation, estimant que ni la nouvelle formule du médicament proposée par le laboratoire Merck, ni aucune autre thyroxine mis sur le marché depuis ne convenaient aux patients estimant être victimes de troubles liés à la prise du produit. 

Demande au laboratoire Merck

Le 6 juillet dernier, à l’occasion d’un comité de suivi tenu au ministère de la Santé, l’ANSM a demandé aux laboratoires Merck de « tout mettre en œuvre pour maintenir la spécialité Euthyrox en France au-delà de septembre 2020 ». Une demande accueille favorablement par le laboratoire. Ce courrier de la DGS a été révélé par l’Association française des malades de la thyroïde.

L'Euthyrox est un médicament « initialement destiné au marché russe, correspondant strictement à l'ancienne formule de la spécialité Levothyrox, et faisant l'objet d'une importation à titre temporaire », indique le ministère.

L’irrévocable est toujours révocable

D’après les estimations, environ 95 000 patients étaient encore traités par l’ancienne formule, « soit 3,1 % des 3 millions de patients sous lévothyroxine ». Selon la DGS, cette  prolongation de commercialisation « offrira aux patients concernés un temps supplémentaire pour amorcer le changement de traitement dès que possible pour une alternative thérapeutique pérenne ». Une solution qui intervient alors que, jusqu’alors, la DGS estimait  que la fin de distribution de l’ancienne formule était une décision « irrévocable ». Un changement de pied salué par les associations de plaignants. 

Récemment, la Cour d’Appel de Lyon avait condamné les laboratoires Merck dans ce dossier en reconnaissant l’existence d’une « faute » commise au moment du changement de formule du produit. Une faute constituée dans le manquement à l’obligation d’information des patients sur le changement de formule du produit.

C.H.

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Vos réactions (2)

  • "Malades" de la thyroïde ?

    Le 22 août 2020

    La France a l'énorme "privilège" de compter 10 fois plus de "malades" prenant de le thyroxine par rapport aux pays "normaux".

    Ces "malades décrivent des symptômes qui n'ont rien à voir avec des signes d'hypo ou d'hyperthyroïdie. On peut être assuré que la majorité de ceux qui exigent d'avoir de l'Euthyrox seraient bien incapables de justifier leur traitement de la thyroïde.

    Quand va-t-on poursuivre ces pseudo-malades ? Quand va-t-on poursuivre les juges de la Cour d'Appel de Lyon qui ont osé juger cette affaire alors qu'ils n'en ont pas la moindre compétence. J'aimerai les avoir en face de moi et qu'ils m'expliquent sur quoi ils ont basé leur jugement !

    Dr Guy Roche ancien interniste et neveu du Professeur Jean Roche qui a découvert et synthétisé le T 3

  • Levothyrox

    Le 23 août 2020

    Si l’oncle est brillant le neveu, ne l’est pas forcément.
    Je ne suis qu’un médecin sans thyroïde qui n’a pas porte plainte...

    Dr Pierre Fabas

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