Lockdown or not lockdown, that is the question

Londres, le lundi 11 mai – Le discours du Premier Ministre Boris Johnson sur le futur déconfinement a posé plus de questions qu’il n’en a résolues. Après les Etats-Unis, l’Europe est également témoin de manifestations anti-confinement.

Les Anglais ne font décidemment rien comme tout le monde. Tandis que la plupart des Européens prennent le chemin prudent du déconfinement, le Premier Ministre Boris Johnson a annoncé dans une allocution télévisée ce dimanche soir que le confinement se poursuivrait au moins jusqu’au 1er juin au Royaume-Uni. Dernier grand état européen à être entré en confinement le 24 mars dernier, le pays sera aussi le dernier à en sortir. D’abord réticent à adopter de telle mesures, Boris Johnson en est donc devenu un fervent adepte. 32 000 morts et sa propre hospitalisation sont passés par là.

Le 1er juin, les écoles et les commerces rouvriront leurs portes. Les autres lieux accueillant du public (cafés, restaurants, cinémas) ne rouvriront pas avant le 1er juillet. Alors que le Royaume-Uni est l’un des rares pays à n’avoir toujours pas mis en place de contrôle sanitaire à la frontière, le Premier Ministre a également évoqué la possibilité de placer les personnes venant de l’étranger en quarantaine à leur arrivée sur l’île. Par un communiqué commun avec l’Elysée, le gouvernement britannique a cependant précisé que cette quarantaine ne s’appliquerait pas aux personnes venant de France.

Un déconfinement qui ne dit pas son nom ?

Dès ce mercredi, le confinement connaitra cependant des assouplissements. Les Britanniques pourront sortir librement de chez eux, sans limite de temps. Les golfs, les terrains de tennis et les plages ouvriront au public. Surtout, les personnes qui ne peuvent pas travailler à distance sont désormais priées de retourner au travail.

En remplaçant le slogan « restez à la maison » par « restez en alerte » le gouvernement est accusé par certain d’avoir entamé un déconfinement qui ne dit pas son nom. Keir Starmer, le leader de l’opposition, a dénoncé des injonctions contradictoires. « Ce dont le pays avait besoin ce soir, c’était de clarté et de consensus. Nous n’avons eu ni l’un ni l’autre ». En Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, qui disposent d’une grande autonomie en matière sanitaire, les gouvernements locaux ont demandé à la population de rester chez elle, rajoutant encore à la confusion.

Manifestations anti-confinement en Suisse et en Bavière

Si les Etats-Unis sont témoins depuis plusieurs semaines de manifestations anti-confinement, certains Européens commencent eux-aussi à trouver le temps long et ne manquent pas de le faire savoir. A Zurich et Berne, ils étaient plusieurs centaines à manifester, réclamant une accélération du déconfinement. De nombreux protestataires prenaient l’exemple de la Suède, seul pays européen à ne pas avoir confiner sa population.

A Munich, les manifestants étaient plus de 3 000 à défiler dans les rues de la capitale bavaroise, alors que la police n’avait autorisé qu’un rassemblement de 80 personnes maximum. La protestation rassemblait un amalgame hétéroclite, entre complotistes de droite et libertaires de gauche.

QH

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