Malgré Omicron, un vent de liberté souffle sur l’Europe

Copenhague, le vendredi 28 janvier 2022 – Malgré un nombre de contaminations record, plusieurs pays d’Europe décident de lever les restrictions sanitaires.

Un peu moins de deux ans après le début de l’épidémie en Europe et le confinement de centaines de millions de ses habitants, plusieurs pays européens ont décidé de lever leurs restrictions sanitaires et d’amorcer un retour à la « vie d’avant ». Une décision qui intervient en plein pic de la vague Omicron et alors que le nombre de contaminations quotidiennes n’a jamais été aussi élevé. Mais la moindre dangerosité de ce nouveau variant a changé la donne : les Européens souhaitent désormais voir en la Covid-19 une maladie endémique et enfin « vivre avec le virus ».

Fin des restrictions au Royaume-Uni et au Danemark

L’exemple le plus marquant de cette nouvelle façon d’appréhender l’épidémie nous provient du Danemark. Avec plus de 45 000 contaminations quotidiennes pour 6 millions d’habitants le royaume présente le taux d’incidence le plus élevé au monde. Pourtant, le gouvernement a annoncé ce mercredi que la Covid-19 n’était plus « une menace pour la société » et que par conséquent, l’ensemble des restrictions sanitaires serait levé dès mardi prochain. Les Danois vont donc pouvoir dire adieu au passe sanitaire, au port du masque obligatoire, aux jauges et aux horaires restreints pour les bars et restaurants. L’isolement des cas positifs, réduit à quatre jours, n’est désormais plus que recommandé.

« Nous disons adieu aux restrictions et bonjour à la vie que nous connaissions avant le coronavirus » a déclaré avec enthousiasme la Première ministre Mette Frederiksen. La décision du gouvernement fait l’unanimité, aussi bien chez les scientifiques qu’au sein de la classe politique danoise. Il faut dire que malgré les contaminations élevées, les hospitalisations sont en baisse (mais on déplore tout de même 15 à 20 morts par jour). Et avec 81 % de double-vaccinés et 61 % de triple vaccinés, la grande majorité des Danois sont protégés contre les formes graves.

La France dans le camp des prudents (ou des timorés)

Le Danemark est loin d’être un cas isolé en Europe. Au Royaume-Uni, où le nombre de contaminations est en décrue, toutes les restrictions sanitaires ont été levées ce jeudi (à l’exception du port du masque dans les transports en commun) et l’isolement obligatoire des cas positifs prendra fin en mars. L’Irlande voisine a également abandonné toutes ses mesures de protection, tandis que la Catalogne supprime son éphémère passe sanitaire, jugé inefficace contre la vague Omicron. Enfin la Suède, connue pour son approche très libérale de l’épidémie, a annoncé la fin des restrictions sanitaires au 9 février prochain, « si la situation se stabilise » a précisé la ministre de la Santé Lena Hallengren.

Comme toujours depuis le début de la pandémie, les prudents (timorés pour les rassuristes) s’opposent aux optimistes. En Italie, au Portugal ou en Allemagne, il n’est pas question pour le moment de relâcher la vigilance. « La tendance actuelle exige le maintien et la stricte adhésion aux mesures de restriction » estime le gouvernement allemand, qui tente en ce moment tant bien que mal de faire adopter la vaccination obligatoire par le Bundestag.

La France se situe quant à elle dans un entre deux. Si certaines mesures comme le port du masque en extérieur ou la fermeture des discothèques vont être levées dans les prochaines semaines, il n’est pas question pour le moment d’abandonner le passe vaccinal, le masque en intérieur ou le dépistage massif.

Rappelons tout de même que le Danemark et le Royaume-Uni avaient déjà levé l’ensemble de leurs restrictions au cours de l’été 2021, avant de devoir les rétablir face à la poussée conjuguée de Delta et d’Omicron. Un nouveau variant est si vite arrivé.

Quentin Haroche

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