Notre-Dame : un nouveau point plutôt rassurant sur les plombémies

Paris, le jeudi 12 septembre 2019 - Depuis l’incendie de Notre-Dame de Paris, l’ARS (Agence Régionale de Santé) d’Ile de France présente régulièrement un bilan des plombémies effectuées dans les arrondissements proches de la cathédrale.

Des plombémies de plus en plus fréquentes dans la capitale

Son dernier point rendu public aujourd’hui révèle tout d’abord une forte accélération de l’activité de dépistage depuis la rentrée, après une intensification déjà importante en août.

Trois plombémies infantiles avaient ainsi été réalisées en avril, 29 en mai, 75 en juin, 65 en juillet et 226 en août. Au 31 août, 398 plombémies ont été recensées chez des enfants de moins de 18 ans. Aussi, selon les données communiquées par les laboratoires de biologie médicale, le nombre de plombémies effectuées depuis le 1er septembre s’approche d’ores et déjà des 350.

Ces plombémies ont concerné très majoritairement des enfants de 0 à 6 ans (plus des deux tiers) et dépassent désormais le nombre de plombémies réalisées annuellement sur tout Paris au cours des dernières années.

Pour l’ARS et SPF les données collectées avant le 1er septembre permettent désormais « de dessiner de premiers éléments quant à l’impact de l’incendie de Notre-Dame ».

Leur analyse s’appuie, en particulier, sur une comparaison avec l’étude Saturn-inf réalisée en 2009.

Jusqu’au 31 août, trois plombémies au-delà de 50 µg/L et 34 entre 25 µg/L et 49 µg/L ont été relevées, soit une fréquence proche de ce que l’on retrouve chez les enfants en population générale. « Pour deux plombémies supérieures à 50 µg/L sur trois, les enquêtes environnementales ont identifié des sources de contamination au domicile » rappelle l’ARS qui conclut par ailleurs provisoirement que « la proportion de plombémies au-dessus du seuil de 50 µg/L (0,8 %) est légèrement plus faible que celle mesurée dans l’étude Saturn-Inf en 2009 » qui était de 1,7 % en France métropolitaine.

La part de plombémies entre 25 µg/L et 49 µg/L (intervalle de vigilance) est également proche de celle observée dans l’étude de référence.

Aussi, comme le note Santé publique France, « l’imprégnation moyenne, comme l’imprégnation élevée (supérieure à 25 µg/L), sont proches des niveaux estimés en 2009 en population générale. On note une fréquence plus élevée de plombémies supérieures à 25 µg/L dans le 4e arrondissement [arrondissement de la Cathédrale NDLR], que dans les quatre autres arrondissements, sans pouvoir affirmer que ces résultats sont liés à l’incendie de Notre-Dame ».

Sur les 350 plombémies effectuées depuis le 1er septembre, pour lesquelles les données ne sont pas encore consolidées « trois nouveaux cas de dépassement ont été identifiés » pour lesquels « les enquêtes environnementales sont en cours », mais, pour l’Agence « ces trois situations ne modifient pas les conclusions globales qui se dégagent de l’ensemble des données ».

Frédéric Haroche

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