Service sanitaire : stop ou encore ?

Paris, le jeudi 29 septembre 2022 - Créé en 2018, le service sanitaire en santé (SSES) est désormais inclus dans les études des professionnels de santé. Il consiste en actions de santé publique élaborées, effectuées et évaluées par des groupes interprofessionnels d’étudiants. Cette politique publique intersectorielle innovante vient d’être évaluée par le HCSP  sur la demande conjointe des ministères co-concernés : celui des Solidarités et de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur.

Beaucoup à faire encore


Selon les experts, le SSES doit être maintenu et renforcé ; ils donnent pour ce faire 37 recommandations classées par thématiques (système d’information, gouvernance locale, régionale, interprofessionnalité, compétences, impact en santé publique) et par acteurs (coordination nationale, ARS et rectorats, comités techniques et directions pédagogiques -UFR, écoles et instituts).

La coordination nationale reçoit le plus grand nombre de recommandations : il faut clarifier les objectifs, mieux définir, organiser, soutenir ou évaluer le dispositif - à positionner, conseille le rapport, dans la première partie des études de toutes les filières pour uniformiser un socle commun. Le niveau régional se voit rappeler son rôle d’animateur en lien avec les programmes des ARS (PRS), de l’Education nationale (parcours éducatifs en santé, écoles promotrices de santé) et les dispositifs nationaux de prévention déclinés dans les territoires.

Pour faciliter l’interprofessionnalité, il serait bon, selon le HCSP, de mutualiser l’administratif comme la pédagogie (formation et évaluation communes) et d’améliorer la représentativité de chaque profession de santé dans les instances.

But pédagogique


Enfin les UFR, écoles et Instituts devraient donner plus de moyens, humains pour l’organisation mais aussi financiers, permettant par exemple de loger des étudiants dont l’action se situe en zone rurale.

Mais le but de ce dispositif, insiste le rapport, n’est pas de pallier les insuffisances de la Santé publique dans certains territoires. Il s’agit de créer une culture opérationnelle de santé publique et de faire acquérir aux étudiants des compétences-socle en prévention primaire ou promotion de la santé, en équipes interprofessionnelles.

Il n’empêche, et c’est tant mieux, que ces actions contribuent à la santé publique en faisant connaître, notamment au sein de l’Education Nationale ou des territoires, les dispositifs existants.  

Cerise sur le gâteau, il rencontre un réel succès auprès des étudiants.

*Haute comité pour la Santé publique

** Programme régional de santé

Dr Blandine Esquerre

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