Vaccination en officine : fausses nouvelles et vraies polémiques

Paris, le lundi 4 novembre 2019 – La première campagne nationale de vaccination contre la grippe en officine continue de susciter l’interrogation et le mécontentement certains autres professionnels de santé. 

Déjà, fin septembre les médecins du SML tiraient les premiers en accusant l’Assurance-maladie de vouloir exclure le corps médical de la vaccination grippale, en ayant fait disparaître la case "médecin" des bons de vaccination.

Mais c’est sans doute les infirmiers qui s’estiment les plus les grands perdants du nouveau dispositif.

Aussi, sur les réseaux sociaux une polémique a fait florès en particulier autour de la rémunération des pharmaciens dont certains ont cru comprendre qu’elle s’établirait autour de 20 à 30 euros par vaccination. Or l’avenant 16 à la convention nationale établie entre les pharmaciens et la CNAM précise que l'acte est rémunéré 6,30 euros en métropole et 6,60 euros pour les départements et collectivités d'outre-mer soit comme pour les infirmiers, bien que souvent ces derniers ne facturent pas cet acte puisqu’il est compris dans une consultation plus large.

Reste que la vaccination en officine demeure contestée à plus d’un titre, en particulier en raison de risques de conflit d’intérêts et d’inquiétudes liées aux « transferts de compétences » qui viendraient, pour les opposants irréductibles, à détricoter à la fois la profession de médecin et d'infirmière.  

X.B.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions (2)

  • Quasi personne pour être vaccinée chez une IDE

    Le 04 novembre 2019

    Quand il y a un an en débutant ma permanence au cabinet, à la même période, nous vaccinions 10 personnes par jour, ce soir et les soirs de la semaine dernière quasi personne. Par contre nous vaccinons toujours nos patients gratuitement en plus des soins quotidiens ! Et cet après midi il y avait la queue à la pharmacie en face du cabinet ! Révoltée !

    Christine Boudgourd (IDE)

  • Serrons nous les coudes

    Le 09 novembre 2019

    Pour en avoir discuté avec ces professionnels, je peux affirmer qu'il y a, chez les médecins et les infirmiers des avis opposés : certains favorables, d'autres défavorables à la vaccination par les pharmaciens. De même, il est réel que certains pharmaciens vivent vraiment cela comme une contrainte supplémentaire.
    N'oublions pas que ces « transferts de compétences » ont pour but de préparer le paysage médical des années à venir, marqué tout particulièrement par la diminution conséquente des médecins généralistes sur les territoires.

    Essayons de voir un peu plus loin, et serrons-nous les coudes entre professionnels de santé.

    C.

Réagir à cet article