Accès direct aux paramédicaux : « un pis-aller pour un système qui s’effondre » (vidéo)

Interview du Jérôme Marty, président de l'UFML-S

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 a organisé un accès direct à certaines professions paramédicales, comme les kinésithérapeutes. Cette réforme, qui s’inscrit dans le cadre plus général des délégations de tâches et de compétences est présentée comme un outil de lutte contre les déserts médicaux. Les syndicats de médecins se sont unanimement opposés à cette nouvelle évolution et en particulier l’UFML-S et son fondateur, le Dr Jérôme Marty, qui détaille dans cette interview les dangers d’une mesure qui viendra, selon lui, fragiliser davantage les médecins sans résoudre les problèmes de démographie médicale.

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Vos réactions (5)

  • Medicina una

    Le 22 janvier 2022

    Toujours le même souci certains médecins se prennent pour "Dieu" et ont peur de déléguer. Satané esprit de pouvoir et de puissance...
    Les compétences des paramédicaux ne cessent d'augmenter par une formation initiale et continue de qualité.
    D'autres pays ont déjà mis en place depuis longtemps ce partage de compétences.

    Olivier Josse (podologue)

  • Fin de l'omnipotence médicale surannée

    Le 22 janvier 2022

    Ces réactions médicales contre la redistribution des soins à des personnels dits "non médicaux"en accord avec leurs compétences tient de la simple défense d'ordre syndical et protective de son statut. Il y bien longtemps que le système pyramidal avec en haut un médecin omnisachant, omnipotent qui permettrait par bonté de déléguer à d'autres professionnels de santé ses prérogatives est battu en brèche. Parmi les médecins eux-mêmes d'ailleurs cette notion universaliste est remise en question, tellement les spécialités se sont cloisonnées. L'imposition du médecin référent à été une première erreur, créant des parcours chaotiques et de la perte de temps quand l'évidence de la pathologie est présente. Les Kinés ont plus de compétences que n'importe quel médecin généraliste pour examiner une pathologie traumatique et appliquer le traitement adéquat.

    Quel intérêt de passer par un médecin généraliste pour être adressé ensuite à un spécialiste en rhumatologie, orthopédie ou même chirurgien visceral ? Le système de santé doit maintenant être vu comme une intervention de différents professionnels de santé agissant dans la plénitude de leurs compétences acquises par leur formation, en colonnes parallèles et une collaboration horizontale en lieu et place de cette pyramide obsolète. Il faut aussi abolir ce vocabulaire de "délégations de tâches" si réducteur qui suppose qu'il y aurait des mains sans cervelle pour accomplir certains gestes. Stop à cette subordination très féodale.

    Pascal Rod (IADE)

  • L'expérience suisse

    Le 22 janvier 2022

    En Suisse la question a été soumise à la votation populaire, en miroir en France pour dépasser un corporatisme médical d'un autre temps, le récent rapport intitulé Trajectoires pour de nouveaux partages de compétences entre professionnels de santé émet l'hypothèse de recourir à une convention citoyenne:
    https://saiil.fr/actualites/acc%C3%A8s-direct-soins-infirmiers-suisse

    Philippe Tisserand

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