Encore 7,9 millions de Français éligibles à la vaccination et 0,7 % de professionnels suspendus

Paris, le mercredi 29 septembre 2021 – Depuis plusieurs semaines, le rythme des primos-vaccinations contre la Covid ne dépasse plus 40 000 par jour. Ainsi, demeure-t-il encore 7,9 millions de personnes éligibles non vaccinées.

Parmi elles, 1,5 million sont âgées de 12 à 17 ans : concernant cette tranche, l’entrée en vigueur du passe sanitaire pour toutes les personnes de plus de 12 ans et 2 mois pourrait avoir un léger impact. On compte également1,9 million de non vaccinés chez les 18/34 ans et 1,8 chez les 35/49 ans : pour ces populations, le gouvernement espère que la fin de la gratuité des tests de dépistage de l’infection par SARS-CoV-2 sans raison médicale à partir du 15 octobre permettra de créer une nouvelle dynamique. Cependant, même s’ils sont en valeur absolue moins nombreux, c’est toujours le défaut de vaccination d’une partie des plus âgés qui préoccupe le plus. On compte encore en effet un peu plus de 10 % des plus de 75 ans n’ayant encore reçu aucune dose, un peu moins de 7 % des sujets de 65 à 74 ans et près de 10 % de 50 à 64 ans.

Seringues unidoses

On le sait, depuis plusieurs semaines, le gouvernement compte sur l’implication de la médecine de ville pour convaincre ces sujets à risque. Or, dans quelques jours, un outil précieux va être mis à sa disposition : des seringues unidoses du vaccin Pfizer pourront être préparées par les officinaux (qui recevront pour ce faire deux euros par seringue) à l’intention des médecins et infirmiers libéraux. Ce dispositif répond à une attente forte des syndicats de praticiens libéraux et notamment de MG-France. Si l’on sait qu’une pochette isotherme sera fournie par le pharmacien, afin de permettre le transport de la seringue unidose, des précisions complémentaires sur les modalités sont attendues très prochainement de la part de la Direction générale de la Santé (DGS). Le ministère de la Santé se réjouit en tout cas déjà de la mise en œuvre de cette « première ».

Où l’on parle incidemment d’une possible généralisation de la troisième dose

La mise à disposition des professionnels de santé libéraux de cette nouvelle présentation du vaccin s’inscrit dans un mouvement initié il y a quelques semaines de fermeture progressive des centres de vaccination. Ainsi, 354 centres sur les 1634 qui étaient actifs au printemps dernier ont récemment cessé leur activité. Cependant, le gouvernement demeure en état d’alerte : « Nous demandons aux ARS d’avoir une stratégie réversible et d’être en capacité de rouvrir des centres, si par exemple la troisième dose venait à être généralisée à toute la population », a précisé hier le ministère de la Santé, révélant ainsi un secret de polichinelle. De fait, pour l’heure la majorité des troisièmes doses ont pour l’heure été administrées en centre de vaccination (596 000 sur 900 000).

Le point du ministère ce 28 septembre a également été l’occasion d’évoquer le nombre de professionnels de santé salariés suspendus faute de vaccination contre la Covid : ils ne sont que 0,7 %. Au total, selon les dernières données 94,2 % des libéraux, 93,6 % des salariés des établissements de santé et 95,7 % de ceux des établissements médico-sociaux sont aujourd’hui vaccinés. L’écart qui existe entre le taux de personnes vaccinées et les suspensions s’explique notamment par l’existence de personnels en congés ou en arrêt maladie/maternité. Cependant, on constate bien une légère augmentation dans certains hôpitaux de la part de professionnels suspendus. Ces suspensions n’auraient cependant pas d’impact sur l’organisation des services affirment tant le ministère que les représentants du monde hospitalier. Les difficultés de certains services eux seraient liés à des problèmes d’effectifs antérieurs. Pour autant, plusieurs agences d’intérim ont récemment témoigné de l’afflux de demandes auquel elles sont confrontées et auxquelles elles peinent parfois à répondre.

Aurélie Haroche

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Vos réactions (1)

  • 0,7 % en moyenne mais plus dans certains étbalissements

    Le 12 octobre 2021

    0,7 % cela fait peu si tous les établissements ont ce même chiffres de suspendus. En réalité, dans certains établissements, il y en aurait beaucoup plus (j'ai entendu parler d'un établissement avec 5 kinés sur 12 suspendus) et d'autres pas du tout. D'une façon générale, si on partait d'effectifs complets, il n'y aurait pas trop de problème non plus, sauf qu'on part d'effectifs déjà réduits : beaucoup de départs des professions paramédicales après le 1er confinement et des places attractives et bien rémunérées en centre de vaccination.

    Dr Marie-Ange Grondin

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