La dose de rappel sera bien intégrée à l’obligation vaccinale des soignants le 30 janvier

Paris, le mardi 11 janvier 2022 - Hier, dans un communiqué « DGS-Urgent », les directeurs de la DGS, de la DGOS et de la DGCS* l’ont confirmé : la réalisation de la dose de rappel sera intégrée à l'obligation vaccinale des personnels travaillant dans les secteurs sanitaires et médico-sociaux à compter du 30 janvier.

Cette décision est justifiée par « le contexte de progression exponentielle du variant Omicron sur le territoire national, avec plus de 250 000 cas positifs chaque jour » qui « nécessite de poursuivre l’accélération de la campagne de vaccination ».

La mesure avait été annoncée dès le 18 décembre en ces termes par le ministre de la Santé sur les ondes de France Inter : « plusieurs clusters hospitaliers de variants Omicron [ont été identifiés], notamment en région parisienne (…). Nous ne voulons pas, comme en Écosse, que nous ayons 25 à 30% des soignants qui ne pourraient pas travailler parce qu'ils seraient tous cas contacts et donc en quarantaine (…). Nous renforçons [donc] notre dispositif avec la même cohérence que celle que nous suivons depuis plusieurs mois ».

Exemption temporaire et définitive

Les règles d'application du rappel dans le cadre de l’obligation vaccinale sont les mêmes que celles qui concernent le « passe vaccinal », « à savoir l'application du délai de 7 mois au 30 janvier, puis de 4 mois à partir du 15 février » écrivent les autorités sanitaires.

Seules « les personnes bénéficiant d'un certificat de rétablissement peuvent déroger de manière temporaire à cette obligation, pour la durée de validité de certificat » et « les personnes bénéficiant d'un certificat de contre-indication médicale peuvent déroger de manière pérenne à cette obligation, sauf dans les cas où la contre-indication est temporaire ».

Au total, 2,7 millions de salariés et de libéraux sont concernés par cette obligation et les modalités de contrôle et de suspension des personnels « demeurent toujours en vigueur ».

Aussi, il n’est pas impossible qu’il faille s’attendre à une nouvelle vague de suspension après le 30 janvier…

Xavier Bataille

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Vos réactions (4)

  • Encore une mesure qui n'a que peu de sens

    Le 12 janvier 2022

    Alors que le variant omicron progresse très rapidement, on impose une troisième dose aux soignants, alors que l'on sait qu'elle est très peu efficace pour limiter la transmission, tout en leur demandant de continuer à travailler si ils sont infectés et donc contagieux (mais tout de même sans ou avec peu de symptômes).

    JM

  • Jusqu’où iront t-on dans le non sens

    Le 12 janvier 2022

    On sait tous que vaccinés ne veut pas dire à l’abri de la contamination. Si au lieu d’imposer encore des doses en plus à nous soignants (3 eme, 4 eme, 10 eme, 20 eme…..), on expliquait enfin à ceux qui se croient à l’abri du virus car de « bons vaccinés » que cela ne les autorise pas à faire n’importe quoi ça irait mieux aussi.

    Je vois encore trop souvent des patients qui me disent qu’ils ne peuvent pas être positifs puisque vaccinés et qu’en leur posant des questions, je me rends compte qu’ils ne respectaient plus même le minimum de gestes barrières.

    Alors il est facile de taper sur les soignants, les non vaccinés qui eux la plupart du temps font très attention.

    Mais se poser depuis 2 ans les vrais questions quant aux situations hospitalières diverses, manque de lits chronique, désaffection des soignants, réa sous équipées et j’en passe, ou est le gouvernement sur ces questions essentielles ? Absent.

    Je suis infirmière depuis 20 ans et je vois depuis bientôt 10 ans l’hôpital public s’effondrer sans que nos têtes pensantes se bougent.

    Alors oui, je pense raccrocher ma blouse à la fin du mois, car je suis écœurée par nos instances qui n’ont pas la moindre once de scrupules à créer des boucs émissaires jetés à la vindicte populaire pour masquer toutes leurs défaillances.

    Albert Einstein disait : Nous devons veiller à ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques lorsqu'il s'agit de problèmes humains, et nous ne devons pas supposer que les experts sont les seuls à avoir le droit de s'exprimer sur des questions concernant l'organisation de la société.

    Que dirait il en voyant ce que les peuples acceptent sous couvert de bons sentiments collectifs qui finalement n’en sont absolument pas.

    Sandra B (IDE)

  • Intérêt sanitaire d'une 3ème dose à l'aveugle..?

    Le 12 janvier 2022

    Des millions de personnes avec une
    contamination avérée ,depuis qq sem, faisant office de 3ème dose...
    Et des millions de personnes (dont des soignants et pompiers) avec des formes asymptomatiques qui auront l'obligation directe ou indirecte de recevoir la 3ème dose dans qq jrs !
    Intérêt sanitaire général ?
    Balance bénéfice/ risque personnel ?
    Consternant !

    L.Klein

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