La laïcité à l’épreuve de l’hôpital

Interview de Nicolas Cadéne, rapporteur général de l'Observatoire de la laïcité


Chapitres


Comme dans d’autres lieux dits « contraints » (prison, internat scolaire…), l’application, à l’hôpital, des règles régissant la laïcité est parfois conflictuelle, qu’il s’agisse de les faire respecter aux patients…mais aussi aux soignants. 

Le récent arrêt administratif (de première instance…) avalisant le renvoi d’un hôpital d’un praticien arborant une barbe longue interprétée comme un signe religieux ostensible en est un exemple marquant.

Pour mieux appréhender cette problématique aux frontières ténues, le JIM s’est adressé à dieu plutôt qu’à ses saints et a interrogé le rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, qui a notamment édité, en 2013, un « Guide Laïcité et gestion du fait religieux dans les établissements publics de santé ».

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Vos réactions (2)

  • A la fois Juge et Partie

    Le 13 janvier 2018

    Compte tenu de la Biographie de Mr Cadème (le JIM va t-il encore me faire remarquer que je me livre à une attaque "ad hominem"?), il ne saurait être considéré comme neutre

    La laïcité, c'est tout simplement l'absence de théocratie, et même la loi de 1905 est tombée dans le piège qui consiste à faire du "fait religieux" (de quoi s'agit t-il en fait ? D'une force "supranaturelle"?) un objet de loi.

    Les administrateurs romains, qui étaient regulièrement confrontés au problème du fait des chrétiens (des subversifs je le rappelle) , avaient la seule bonne réponse "vos simagrées, nous nous en lavons les mains".

    Dr YD

  • Soins et croyances !

    Le 18 mars 2018

    Avant tout j'ai 81 ans passés et j'ai connu un peu toutes les "médecines". La religion est propre à chacun de nous soit pour notre croyance soit pour notre in-croyance plus ou moins affichée. Mais la médecine ne doit connaître, idéalement, aucune croyance religieuse.

    Deux exemples :A l'Hôtel-Dieu en 1960 le Professeur Bariéty, pneumologue reconnu, répondait sèchement à un étudiant israélite qui lui demandait à ne pas venir le Vendredi : "Jeune homme, je suis catholique pratiquant et je viens dans mon service tous les dimanches".L'autre dans un Sanatorium breton tenu par des sœurs, on ne donnait plus les soins le dimanche pour "offrir sa souffrance au seigneur "! Un chef de service est venu mettre le Holà à cette affaire rapidement. D'un autre côté les hôpitaux, lieux publics, doivent pouvoir offrir le passage d'un prêtre,d'un pasteur ou autre représentant d'une église quelconque pour soutenir et bénir les malades qui en font la demande. Les aéroports offrent depuis longtemps un local "oecuménique" pour les voyageurs qui veulent se recueillir !

    Dr Richard Guidez

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