Le moustique tigre poursuit son implantation rapide en métropole

Paris, le mardi 30 avril 2019 - Le ministère de la santé fait un point sur la présence d’Aedes Albopictus en métropole.

Le moustique tigre vecteur de la dengue, du chikungunya et du zika s'est installé pour la première fois dans les Alpes-Maritimes en 2004 et s'est « développé rapidement » depuis, précisent les autorités sanitaires, qui utilisent les données des opérateurs publics de démoustication pour suivre son implantation. Il est désormais « durablement installé » dans 51 départements en 2018 contre 42 un an plus tôt. 

Son caractère anthropophile explique qu’une fois installé dans une commune ou un département, « il est pratiquement impossible de s’en débarrasser » note le ministère. Ainsi, aucun des départements où Aedes albopictus est implanté et actif, c’est à dire durablement installé et se multipliant n’a vu redescendre son niveau d’alerte.

Rappelons que la seule présence du moustique n'entraîne pas nécessairement l'apparition des maladies dont il est le vecteur et que le risque de transmission existe potentiellement lorsqu'un moustique tigre pique une personne contaminée lors d'un séjour hors de France métropolitaine. L'insecte devient alors porteur du virus et peut le transmettre à une personne n'ayant pas séjourné hors du territoire.

Ainsi, les premiers cas de contamination autochtones ne sont apparus en métropole qu’en 2010, avec deux cas de dengue dans les Alpes-Maritimes et deux cas de chikungunya dans le Var.

Depuis 22 cas de dengue et 31 cas de chikungunya ont été comptabilisés.

Xavier Bataille

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Vos réactions (2)

  • Un seul cas autochtone près de l'aéroport de NICE

    Le 02 mai 2019

    Un seul cas autochtone à St Laurent du Var, juste à côté de l'aéroport. Certes le département des Alpes-Maritimes est colonisée par Aèdes albopictus depuis 2004 et une surveillance renforcée est mise en place chaque année de mai à novembre.

    Des mesures de contrôle et de prévention ont été / sont mises en place dans la zone, conformément aux recommandations nationales.

    Dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur où Aèdes albopictus est établi et des événements similaires ont déjà été signalés, documentés au cours des années précédentes (2010, 2013, 2014, 2015).

    En 2018, 57 cas de dengue importés cette fois ont été notifiés dans des zones actives d’Aèdes albopictus en France métropolitaine, dont 21% ont été importés de la Réunion et 35% de Thaïlande.

    Dr JD 974

  • Comment lutter contre la dengue ? Ivermectine

    Le 15 mai 2019

    La bataille contre les moustiques tigre n'est pas inutile, mais elle est largement insuffisante.

    Depuis 60 ans, nous avons combattu ces moustiques. Dans les années 50 et 60 avec le DDT avec deux victoires d’ailleurs non expliquées puisqu'il n'y pas eu de disparition de ce moustique. Mais par contre bel et bien du paludisme comme de l’amibiase elle aussi sans explication sauf hygiénique.

    Dans les années 60-70, la filariose de Bancroft était transmise par ce même moustique déjà. Attaqué aux insecticides atmosphériques, il n'a pas du tout disparu. Par contre l'épidémie de filariose a cessé grâce à la notézine.

    C’est le traitement officiel des filarioses à Wüchereria bancrofti, Brugia malayi, Brugia timori, Loa loa, Onchocerca volvulus. Et pourtant il n’est pas remboursé par madame la Caisse.

    En 2006, le Chikungunya a explosé à la Réunion toujours à cause de ce moustique quoique très combattu avec des insecticides qui tuent les mouches tant mieux, les poux et les puces tant mieux, mais aussi les abeilles un insecte utile.

    La perméthrine de nos jours détruit des ruches entières.

    Que faire ? Demander aux vétérinaires dits ruraux comment, eux, combattent les parasites invertébrés qui infestent des animaux domestiques vertébrés depuis 1999 ? Avec de l'ivermectine ! IVOMEC injectable ! Mais des comprimés existent : STROMECTOL MSD

    Nous devrions prescrire cette molécule à toutes les personnes atteintes des parasites humains.
    Malheur son AMM ne désigne que la filariose et la gale. Les pharmaciens sont réticents. Ils ne savent pas.

    Or l’ivermectine est un antiparasitaire à large spectre déjà bien connu depuis 1999 dans divers pays pour traiter avec une grande efficacité l’onchocercose, la rosacée aux acariens, la filariose lymphatique de Bancroft, la filariose africaine, l’anguillulose, l’ascaridiose, l’oxyurose, la mouche pondeuse cutanée, la gale et le paludisme.

    Bien qu’ayant une structure semblable à celle des récepteurs à glycine des canaux ioniques des vertébrés, les canaux chlorures glutamate-dépendants sont spécifiques des invertébrés.

    L'absence de canaux chlorures glutamate-dépendants chez les mammifères semble rendre compte en partie de la spécificité de l’action de l'ivermectine sur les parasites invertébrés et son manque relatif d'effets secondaires sur leurs hôtes mammifères.

    En l'absence d'effets secondaires chez les vertébrés nous devrions la prescrire, non seulement à toutes ces parasitoses, mais aussi aux personnes atteintes de la dengue et des autres affections dues aux arbovirus.

    Le but serait non pas de guérir la dengue nous n’avons rien mais de casser l'épidémie de la dengue comme d'ailleurs toute épidémie transmise par les moustiques et autres insectes hématophages comme les poux, les punaises de lit, etc.

    Le Lancet récemment a lancé l'idée nouvelle (financée par BILL GATES) que ce traitement pourrait également prévenir le paludisme africain.

    Il lui a semblé plus que probable que les moustiques, ingérant de l’ivermectine dans le sang des personnes paludéennes traitées ne survivront pas à cette prise, réduisant ainsi le risque de transmission dans la communauté.

    A la différence des anciennes stratégies obsolètes peut-t-on reprendre l’idée du Lancet et préconiser, chez nous comme en Afrique, l'usage, inédit, de l'ivermectine un antiparasitaire pour lutter contre le moustique vecteur de l'épidémie de la dengue qui sévit à la Réunion?

    Comment est-ce possible. Et est-ce dangereux ? Le principe est très simple : les personnes traitées par de l'ivermectine porteraient en elles le poison qui provoque la mort des moustiques qui les piqueraient.

    Est-ce dangereux ? Non ! L’ivermectine possède une action toxique sur la seule neurotransmission des seuls invertébrés dont les moustiques, ainsi d'ailleurs que sur tous les autres parasites invertébrés.

    Elle est, par contre, sans aucune action (effets secondaires peu nombreux) chez les mammifères. Les vertébrés dont nous sommes ne possèdent pas la même neurotransmission que les invertébrés.

    L'idée est tellement simple. Cependant les médecins généralistes sont tellement imprégnés des diktats administratifs ils attendent des ordres pour le prescrire hors AMM.

    Sans un ordre de l'ARS, ils n'osent pas même ceux qui sont bien convaincus de l'efficacité.

    Dr Jean Doremieux, Le Tampon

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