Paramédicaux de la fonction publique hospitalière : une nouvelle revalorisation en octobre

Paris, le 13 avril 2021 – A l’ occasion d’une réunion du comité de suivi du Ségur de la santé, Olivier Véran a annoncé, hier, une nouvelle revalorisation pour les personnels paramédicaux de la fonction publique hospitalière, qui entrera en vigueur en octobre.

Une progression qui doit permettre de « donner des perspectives aux soignants déjà dans le système de santé » et d’« améliorer l’attractivité de ces métiers ». Une enveloppe de 740 millions d’euros est prévue en année pleine pour déployer la mesure.

Cette révision des grilles s’ajoute à l’augmentation de 183 euros nets par mois attribuée aux personnels paramédicaux et non médicaux des établissements de santé et des Ehpad (1,5 million de personnes), mise en œuvre en deux temps en septembre puis en décembre, grâce à une enveloppe de 7,6 milliards d’euros.

3 398 euros brut par mois pour un infirmier

Avec cette nouvelle augmentation, selon les calculs du ministère, pour les 153 000 infirmiers en soins généraux, cette revalorisation représentera 107 euros nets de plus par mois après un an de carrière, 152 euros après cinq ans ou encore 278 euros après vingt ans.

Le traitement de fin de carrière passera de 2 863 euros à 3 398 euros par mois, en combinant la première augmentation de 183 euros ainsi que la revalorisation.

Pour 200 000 aides-soignants, il s’agira d’une progression de 45 euros nets après un an en exercice, 78 euros après cinq ans, et 468 euros en fin de carrière, pour atteindre une rémunération de 2 954 euros brut mensuel.

Prochaine étape : des hausses vont également être discutées pour les personnels paramédicaux des fonctions publiques d’État et territoriale (15 000 à 20 000 « équivalents temps plein »), ainsi que du secteur privé lucratif et non lucratif, soit 250 000 « équivalents temps plein ».

Prudence syndicale

S’ils saluent des «avancées», les syndicats demeurent prudents. « Véran a fait sa com’, mais il s’est gardé de rentrer dans les détails. Il dit qu’une infirmière en fin de carrière pourra toucher 3 000 euros net, soit 543 euros de plus qu’aujourd’hui. C’est vrai pour une infirmière qui vient d’être recrutée, pas forcément pour une infirmière en poste depuis déjà plusieurs années. Pour ces dernières, tout va dépendre de son indice de reclassement dans la nouvelle grille. II va falloir regarder de près comment la Direction générale de l’offre de soin (DGOS) va interpréter la copie du gouvernement » souligne Didier Birig (Force Ouvrière).

De son côté, Evelyne Rescanières (CFDT) pointe « 89 % des aides soignants sont des aides soignantes, c’est une profession très féminisée, et très impactées par les ruptures d’activité, les temps partiels, les congés maternité ou parentaux. En moyenne, il y a sept ans d’écart de carrière entre une femme et un homme. Il va falloir regarder combien d’entre elles peuvent réellement espérer bénéficier de l’indice maximal…».

A suivre dans le détail…

Gabriel Poteau

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Vos réactions (1)

  • Les oubliés

    Le 14 avril 2021

    Dans ce train de mesures les cadres paramédicaux sont les grands oubliés. Ils doivent en effet se contenter des 183€ sec des deux primes Ségur en début de carrière. En fin de carrière et comparativement aux IDE on constate une revalorisation inférieure de 142€. Ceci constitue une véritable insulte pour ces professionnels dont le travail, l'importance de leur fonction et leur engagement sont tout simplement niés.

    Jean-Michel Petit

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