Procès des attentats : une étape importante pour la reconstruction psychique des victimes ?

Dans une interview accordée au journal Le Monde, le Pr Antoine Pelissolo (Psychiatrie, Henri Mondor, Créteil) explique concernant le procès des attentats du 13 novembre 2015 : « le procès en lui-même théoriquement a quand même des vertus : c’est une manière d’être mieux reconnu au plan social et juridique. Il peut aussi être l’occasion de tourner une page de manière collective en disant qu’il y a des coupables qui seront condamnés et des faits qui seront établis. C’est toujours bénéfique quand même à long terme pour progresser. C’est malheureusement au prix d’une confrontation douloureuse. Il faut plus accompagner les personnes dans ces moments-là. Il est question là d’une étape difficile aux effets favorables ».

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Vos réactions (1)

  • Le sens du progrès

    Le 14 septembre 2021

    Voilà, nous sommes devenus américains, croyant que la manifestation de la force de la loi sous l'aspect de la cérémonie de la justice est la même chose qu'un traitement. Bientôt nous penserons que la morale, la loi, la moralité publique, le bien et l'esprit humain sont parfaitement alignés et toujours congruants, que s'occuper de l'un c'est traiter l'autre, ce qui est bien entendu une tragique méprise.

    Ceux qui croient que la reconnaissance du statut victimaire est la seule planche d'un salut possible pour ceux qu'on a attaqué, meurtri, violé, tué ou anéanti se trompent peut être.
    Peut être parce que, s'il existe la rémission des péchés pour les pêcheurs, il n'y a pas de rémission des dommages, des griefs, des douleurs et des crimes subis, qui retombent sur nos têtes, et celle de notre progéniture, jusqu'à la septième génération.

    Dr Gilles Bouquerel

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