UNE DYSPHAGIE FEBRILE

Un Africain âgé de 22 ans consulte pour un pyrosis et un traitement symptomatique par alginates est débuté. Malgré ce traitement, la symptomatologie s'aggrave et des douleurs à la déglutition accompagnées d'une dysphagie apparaissent. Le patient est revu en urgence du fait d'une fièvre à 40°. L'examen clinique est normal en dehors d'un amaigrissement de 5 kilos. La fibroscopie œso-gastro-duodénale montre, à 35 cm des arcades dentaires, une ulcération œsophagienne creusante, suspendue, régulière, étendue sur 3 cm de hauteur et le quart de la circonférence œsophagienne, sans œsophagite ni autre anomalie gastro-duodénale (Fig 1).

Des biopsies à visées histologique et bactériologique sont pratiquées sur cette lésion. Un traitement par l'oméprazole à la dose de 20 mg/j est débuté. La radiographie thoracique objective un aspect compatible avec des adénopathies hilaires gauches. Les tests biologiques montrent la présence d'un important syndrome inflammatoire ; les ALAT sont à 5N, les ASAT à 2N, la gammaglutamyltransférase à 12N et les phosphatases alcalines à 3N.

La fibroscopie bronchique objective au niveau de la lingula un bombement d'allure extrinsèque : l'épreuve au bleu, à la recherche d'une fistule, est négative.

Les sérologies VIH 1 et 2 sont négatives. Les biopsies œsophagiennes ne montrent pas d'anomalie spécifique tumorale ou infectieuse. La tomodensitométrie thoracique montre de multiples formations ganglionnaires médiastinales partiellement nécrosées avec refoulement de l'œsophage vers la bronche souche gauche.

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