Les brigades Covid moins sollicitées que prévu

Paris, le jeudi 4 juin 2020 - Il avait fait couler beaucoup d’encre. Le contact tracing, dispositif confié à des "brigades" de professionnels de santé et d’agents habilités par l’Assurance maladie et les Agences régionales de santé (ARS) destiné à identifier les contacts d’un patient Covid-19 afin de les alerter et de leur recommander isolement et dépistage avait, on s’en souvient, créé la polémique et soulevé des questions d’ordre éthique.

Trois semaines après un lancement encadré par une décision du Conseil constitutionnel, le patron de la CNAM, Nicolas Revel a livré un premier bilan de ce dispositif.

Entre les 13 et 25 mai, les brigades sanitaires de l'Assurance maladie ont enregistré au total 8 000 cas index (soit 700 cas par jour) et 22 000 cas contact (soit en moyenne trois cas contacts pour un patient positif). Un nombre de patients appelé à diminuer, alors qu’on ne compte plus qu’environ 300 tests positifs par jour en France.

Au total, pendant ces deux premières semaines, la CNAM a fait réaliser entre 40 000 à 50 000 tests de dépistage par jour. « C’est moins que les 100 000 annoncés car l’évolution du virus a conduit à ce qu’il y ait moins de prescriptions de tests par les médecins » explique Nicolas Revel à La Croix.

2 % de test positif

« Parmi les personnes dépistées dans le cadre du tracing, 2 % au final ont un résultat positif » poursuit-il. Un chiffre qui correspond au dernier taux de positivité relevé par Santé publique France de 1,9 %. 

Des résultats bien loin des prévisions. Ainsi, la caisse tablait au départ sur 1 700 à 4 000 patients positifs par jour et 20 sujets contact par patient.

Nicolas Revel explique ces "bons" chiffres par le respect des gestes barrières par les Français qui n’auraient pas retrouvé toutes « les interactions sociales de la vie d’avant ».

Il souligne également que « ces chiffres plus faibles qu’attendu signent surtout le fait que la circulation du virus s’est largement ralenti ».  

Concernant la compliance des patients Covid +, Nicolas Revel souligne qu’en dehors de quelques cas marginaux, les patients acceptent de renseigner leurs cas contacts (en Belgique, l’Assurance maladie avait indiqué que 4 % des personnes appelées refusaient de collaborer).

Au JIM, le Dr Jérôme Marty présidente de l’Union française pour une médecine libre (UFML) avait expliqué : « le contact tracing ne peut fonctionner que s’il y a peu de cas » ; l’hypothèse semble se réaliser !

X.B.

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