Covid : et si nous étions les seuls à pouvoir en finir avec ce jour sans fin ?

Paris, le vendredi 17 décembre 2021 – Certains veulent encore y croire. Et leur espoir du moment s’appelle Omicron. Si ce nouveau variant de SARS-CoV-2 pouvait grâce à sa grande contagiosité et à sa probable faible virulence transformer la Covid en un rhume sans gravité, alors l’épidémie prendrait fin et une à une toutes les mesures auxquelles nous nous sommes habitués (masques, contrôles sanitaires, isolements etc.) disparaîtraient. Mais dans le marasme de ces derniers jours, avec les alertes et les superlatifs employés par les dirigeants britanniques s’inquiétant de la déferlante Omicron, avec le retour des jauges et autres simili confinements partout dans le monde, avec les appels de toute part à recevoir une troisième dose, pour l’heure, l’espoir semble encore illusoire. Le jour sans fin ne semble pas prendre fin.

Dans Marianne, la directrice de la rédaction Natacha Polony résume : « C’était il y a deux ans, et nous voilà repartis. « Il faut sauver Noël », nous répètent à l’envie les commentateurs. Cinquième vague, variant Omicron, tout y passe. L’objectif : nous convaincre que le regain épidémique est « fulgurant » selon le mot du porte-parole du gouvernement. Mince alors, mais nous pensions avoir tout bien fait : première dose, deuxième dose, masque et gestes barrières, passe sanitaire dans chaque bistrot, pour chaque séance de cinéma… Et c’est le retour de Jean Castex sur nos écrans, pour nous dire qu’il va falloir être raisonnables et qu’il faut penser à ouvrir les fenêtres… Et le président du conseil scientifique, le Pr Delfraissy, à la sortie de la commission des Affaires sociales du Sénat, déclare benoîtement, alors que chacun cherche une troisième dose pour ne pas être privé de son passe sanitaire, qu’il « est possible que nous ayons besoin d’une quatrième dose ». À la limite du burlesque. Et sur les plateaux de chaînes d’info, le défilé des médecins, qui se demandent aussitôt s’il ne faudra pas aller plus loin, fermer les écoles, les restaurants, et qui piaffent : "À quand la vaccination des enfants ?" ». Cet éternel recommencement avec ces quelques variantes sont d’autant plus inquiétants que l’habituation que nous évoquions pourrait bientôt glisser vers la pérennité. Et ce d'autant plus comme le rappelait dans le Figaro Samuel Fitoussi (consultant dans le domaine de l’éducation) il y a quelques semaines que : « Il n'y a plus «d'étape d'après» (la troisième dose ? Mais la situation se répétera à l'identique dans quelques mois avec la quatrième). Une restriction que l'on juge légitime aujourd'hui n'aura pas moins de légitimité dans huit ans ».

Que sommes nous devenus ?

Or, les limitations que nous avons consenties sont loin d’être complètement marginales et dérogent parfois au pacte social classique qui veut qu’une société protège ceux qui acceptent de lui concéder une partie de leur liberté. « Peut-être serait-il temps de regarder avec lucidité ce que le Covid a fait de nous » estime Natacha Polony qui poursuit : « On a presque oublié la phase de panique absolue (…). Cette trouille quasi viscérale s’est amenuisée. Ou plutôt, elle s’est politisée. On a eu très peur de mourir, et l’on en veut à ceux qui pourraient nous faire replonger. Alors, les convaincre, ces récalcitrants, c’est trop long, trop compliqué. Puisqu’on est dans le vrai, la raison, la science, on ne va pas s’embarrasser. Distinguer entre les excités persuadés qu’un complot mondial expérimente des produits dangereux sur les populations et les citoyens qui font valoir que jouer sur les peurs ne devrait jamais être une politique dans une société démocratique ou qu’il n’y a aucun argument rationnel pour que le vaccin, fondamental pour les adultes, devienne quasi obligatoire, via un passe sanitaire, pour des enfants à qui le virus occasionne, dans l’immense majorité des cas, un simple rhume (sauf si l’on considère qu’ils doivent venir compenser le nombre de non-vaccinés parmi les adultes à risque) ? Hors de question ! Tous dans le même sac » observe-t-elle.

Bouc émissaire

Cette triste société qui s’applique à désigner des boucs émissaires est également décrite par l’essayiste Mathieu Slama dans le Figaro : « La figure du non-vacciné est devenue au fil des mois, à mesure que la politique vaccinale devenait de plus en plus autoritaire, une sorte de citoyen à part, réduit à son statut sérologique et diabolisés en permanence par un pouvoir qui en a fait le bouc émissaire de la crise. (…) Le bouc émissaire est à la fois celui qui concentre toute la responsabilité de la crise et celui qui garantit, par son sacrifice, le maintien de l'ordre social. (…) Les contextes changent, mais les mécanismes anthropologiques perdurent. La crise du Covid-19 n'y échappe pas. Face à une épidémie sans fin et un climat de peur savamment entretenu par les gouvernements pour favoriser l'acceptabilité de leurs mesures liberticides, les non-vaccinés sont devenus les boucs émissaires de la crise sanitaire, ceux par lesquels l'épidémie perdure et «rebondit» (selon le mot consacré). (…) . Quant au passe, il agit comme une sorte de certificat de pureté et de vertu, séparant les purs (vaccinés) des impurs (non-vaccinés), les vertueux des immoraux, les responsables des irresponsables. Il matérialise la stratégie du bouc émissaire en marginalisant socialement, de manière concrète, ceux qui sont rendus responsables du malheur. (…) Mais une telle manipulation n'est possible que s'il y a, déjà là, une société prête à accepter la désignation d'un bouc émissaire (…). Si les peuples sont majoritairement en faveur de mesures restrictives accablant les non-vaccinés, c'est qu'ils ont besoin d'entendre ce discours et de diriger leur colère vers une victime sacrificielle. Le non-vacciné est une figure indispensable à la crise, parce qu'elle répond à un besoin de désigner un coupable » écrit-il en citant le philosophe René Girard qui a remis au gout du jour la notion de bouc émissaire dans les années 70.

Le harcèlement désirable

Cette dernière est également convoquée par l’anthropologue Danièle Dehouve qui remarque : « Le problème des «logiques d'accusation» est qu'elles relèvent de mécanismes anthropologiques qui n'ont rien à voir avec la science. Depuis que la vaccination généralisée en Israël a été suivie d'une vague de contaminations, on sait que la vaccination n'empêche pas d'être positif, ni même malade. Alors comment croire que 6 millions de Français non vaccinés sont responsables de la cinquième vague ? D'autant que les vaccins «proposés» ne peuvent déjà plus répondre très efficacement aux nouveaux variants émergents… (…) Comment expliquer que ces mesures n'aient pas suscité plus de critiques ? Une seule réponse est possible : les valeurs démocratiques communes ont été balayées par un mécanisme plus profond, celui de la construction du responsable du malheur collectif. Encore plus grave, on a créé les conditions de mécanismes de harcèlement. La désignation du responsable à la vindicte populaire n'aboutit pas, comme dans un petit village africain, à l'expulsion d'un homme, mais à la construction d'un groupe de responsables. Dès lors, n'importe qui se rattachant à ce groupe peut être considéré comme coupable, même un enfant. Alors que la lutte contre le harcèlement a été reconnue (en accord avec nos valeurs démocratiques) comme un objectif prioritaire dans les écoles qui sont particulièrement touchées par ce phénomène, on pousse aujourd'hui les professeurs et les élèves, à partir du collège, à s'enquérir du statut vaccinal de chacun, à l'encontre de tout principe de secret médical et en sachant que cela ne peut que déclencher des réactions de harcèlement. Mais celles-ci deviennent alors moralement acceptables, pour ne pas dire désirables » remarque-t-elle.

Tout ça finira mal (et pas seulement à cause du virus)

Face à la gravité de leur diagnostic, diagnostic qui bien sûr pourra être discuté voire moqué par ceux qui sont d’abord préoccupés par l’urgence sanitaire, ces analystes appellent à dire stop. « Rappelons-le : on ne saurait faire durablement société dans la recherche permanente d'un coupable. La stratégie du bouc émissaire est une solution de court terme, mais qui menace notre société libérale et démocratique dans ses fondements mêmes. Comme le rappelle René Girard, «on ne manquera pas de faire remarquer qu'un bouc émissaire, aussi puissamment rejeté puis adulé soit-il, ne saurait éliminer la peste » » » conclut- ainsi Mathieu Slama tandis que Natacha Polony prédit : « Les Français, bien sûr, iront se faire vacciner pour la troisième fois. Certains, même, resteront convaincus qu’il n’y a de choix qu’entre fermer les écoles ou vacciner les enfants, et qu’on pourrait même enfermer les antivax parce qu’il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Ils attendront que les variants aient fait le tour de l’alphabet grec et rêveront toujours d’une éradication totale du virus. Mais quand surgiront d’autres problèmes à arbitrer collectivement, l’abandon de la démocratie aujourd’hui consenti laissera voir ses conséquences ».

De la difficulté de décider d’en finir

Il ne semble qu’il n’y ait qu’un moyen de prévenir cette catastrophe démocratique annoncée, qu’une manière de mettre fin à cet éternel recommencement, c’est de le décider. Bien plus facile à dire qu’à faire face à la violence de certaines vagues. Ainsi, on se souvient en relisant Samuel Fitoussi que le même Boris Johnson qui aujourd’hui multiplie les mesures disait en juillet « pour justifier la levée de toutes les restrictions légales, y compris l'obligation du masque dans les transports : «Si pas maintenant, quand ?» ». Difficile aussi tant nous semblons programmés pour préférer l’action : « Aujourd'hui encore, nos cerveaux nous poussent encore à considérer que face à un problème, l'action est toujours préférable à l'inaction. Ce biais (théorisé pour la première fois en 2000 par les économistes Patt et Zeckhauser) explique par exemple pourquoi l'homéopathie et la chloroquine plaisent tant, ou encore pourquoi les gardiens de but choisissent presque toujours, pour arrêter un penalty, de plonger alors que statistiquement, ils ont intérêt à rester au milieu. (…) Face à la hausse du nombre de contaminations mi-juillet, il devient évident pour la plupart des Français qu'il «faut» agir, qu'il «faut» inciter à la vaccination. Succombant au biais d'action («Mais quelle alternative y avait-il au passe sanitaire ?») nous oublions qu'il existait une alternative simple au passe sanitaire : pas de passe sanitaire » écrit-il. Il faudrait pouvoir décider de ne pas agir, renoncer à notre orgueil qui nous convainc que la disparition ou le contrôle de l’épidémie sont possibles : « Et puisque l'on peut affirmer que le port du masque à l'école ne sera pas acceptable pour l'éternité, la pandémie ne sera terminée que lorsque nous aurons décidé qu'elle l'est, lorsque nous aurons décrété que le Covid est désormais un virus au nom duquel on ne peut plus sacrifier les libertés individuelles pour promouvoir l'intérêt général », martèle Samuel Fitoussi.

La fin du passe et la liberté pour les enfants

Pour ces analystes, la première action serait d’abord d’en finir avec le passe sanitaire, ne serait-ce que parce que son efficacité pour réduire la circulation du virus semble très faible et parce qu’il conviendrait de pouvoir utiliser d’autres méthodes pour convaincre de la nécessité de se faire vacciner (et revacciner). C’est la position, outre de la plupart des contributeurs que nous avons cités, du groupe Générations Libres (qui vient de publier une analyse sur le sujet) ou du docteur Martin Blachier. Ce dernier prône également le retour à la normale dans les écoles et la vaccination obligatoire des seuls sujets à risque (quel que soit leur âge). D’une manière générale, ces observateurs convergent pour considérer que le symbole que représentent les contraintes (actuelles voire futures) qui pèsent sur les enfants (qui constituent eux aussi d’une certaine façon des boucs émissaires dans cette crise) doit être l’objet d’une prise de conscience. Prise de conscience dont le résultat pour eux est la mise en évidence que les enjeux dans ces contraintes ne sont pas nécessairement scientifiques et médicaux.

Ainsi, Martin Blachier explique dans une pétition lancée en collaboration avec la psychologue Marie-Estelle Dupont,  qui a suscité une importante controverse et un clair rejet détaille : « Au vu des données scientifiques disponibles sur la circulation virale dans les différentes classes d'âge (taux de positivité supérieur chez les plus de 40 ans par rapport au moins de 12 ans), sur l'absence de risque de formes graves de la maladie covid19 chez les enfants de moins de 12 ans non à risque, de la vaccination des enseignants qui le souhaitent avec 3 doses de vaccins ARN qui protège à plus de 98 %,de l'impact des mesures sanitaires en cours sur l'apprentissage et la qualité de développement de nos enfants (25 % des hospitalisations des enfants sont en pédopsychiatrie, 22 % de baisse de QI des enfants pendant la crise; nous demandons à ce que les conditions de vie scolaire soient ramenées à la normale à partir du 3 janvier sans aucune condition vaccinale en dehors des 5 % d'enfants à risque. C’est-à-dire la fin du port du masque en classe et lors des activités extérieures, l'absence de toute pression vaccinale sur les enfants sans comorbidités majeures ainsi que la fin des évictions scolaires pour les enfants positifs au covid ».

Bien sûr cette pétition n’a aucune chance d’aboutir et les positions exprimées dans ces colonnes on le sait suscitent toujours d’importantes crispations de la part de ceux qui épuisés voient les vagues se succéder sans répit, mais elle interroge néanmoins sur ce moment où sera décrété le retour à la normale, qui apparaît aujourd’hui de plus en plus hypothétique.

On pourra relire sans fin :

Samuel Fitoussi
Mathieu Slama
Danièle Dehouve
Martin Blachier


Aurélie Haroche

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Vos réactions (31)

  • Votre brassage d'idées pour le moins confus

    Le 18 décembre 2021

    " Omicron. Si ce nouveau variant de SARS-CoV-2 pouvait grâce à sa grande contagiosité et à sa probable faible virulence transformer la Covid en un rhume sans gravité, alors l’épidémie prendrait fin et une à une toutes les mesures auxquelles nous nous sommes habitués (masques, contrôles sanitaires, isolements etc.) disparaîtraient." Seul message intéressant à retenir de votre article.

    Pour le reste, lamentable ! Telles vos références à Natacha Polony que "l'on pourra relire sans fin" sont surprenantes! Pour qui "roulez-vous"?

    Danielle Roquier-Charles (pharmacien)

  • Ils ont raison d’avoir tort

    Le 18 décembre 2021

    Relire sans fin un texte de 30 minutes de lecture co écrit par des philosophes plus que des médecins est une solution à l’oisiveté totale et favorise une forme d’inaction qu’on appelle la réflexion.
    Ils raisonnent, c’est leur métier. Tout ce qu’ils disent nous le savons, les portes ouvertes s’enfoncent une à une l’histoire du bouc émissaire est une belle histoire juive qui remonte à l’horreur sacrificiel du fils par le père et voilà nos beaux parleurs terrorisés par les complotistes au moment de vacciner les enfants ! Quel risque y aurait il a le faire ? Puisqu on les protège d’une maladie qui a peut être un avenir qui leur sera ainsi moins néfaste. Pourquoi les vacciné t-on du tétanos alors qu’ils ne jardinent pas encore ? Parce que nous les protégeons pour l’avenir.
    Si on veut ne se vacciner que tous les 20 ans il faut commencer dans l’enfance et probablement à l’âge de 2 ans !
    On ne les vacciné pas pour mettre fin à la pandémie !
    Ça c’est une illusion parisienne comme lorsqu'on leur a parlé de Chloroquine ils ont cru que la panacée était trouvée, mais ces manichéens simplistes voyant que le résultat n’était pas total en firent du pipi de chat alors que l’hydrxychloroquine a une efficacité modeste mais intéressante compte tenu de son coût et à côté du rien qu'elle soit utilisée au début ou en prophylaxie. La démonstration en Ehpad n’a toujours pas été faite en double aveugle mais en simple aveugle c’est fait !

    Nous sommes en phase 3 du vaccin oui c’est pas simple non tout n’est pas parfait oui beaucoup reste à comprendre et l’originalité c’est que comme pour les anticancéreux l’autorisation temporaire d’utilisation fait de nous tous les cobayes ce qui gène nos élites qui auraient préféré que comme d’habitude le Bangladesh ou la plèbe de nos pays des étudiants sans ressources restent cobaye les 10 ans nécessaires en moyenne à établir une vérité un protocole qui évite aux élites de persiffler sur le nombre de dose et l’intervalle entre elles !

    Patientez enfants philosophes, la science est en marche nous y participons tous, le pass sanitaire est une ruse carotte plus que bâton pour le bien des jeunes ignares que vous démontrez être encore un peu : vaccinez vous et n’en dégoûtez pas les autres !

    Dr François Roche

  • De beaux discours très loin de la réalité

    Le 18 décembre 2021

    Tout cela est bien gentillet, des discours d'intellectuels ou de philosophes qui n'ont jamais mis les pieds dans une réanimation, ni intubé une adolescente en rémission d'une leucémie, arrivée en détresse respiratoire.

    Ils n'ont jamais été confrontés au choix dramatique de ce réanimateur qui ne peut pas prendre dans son service, faute de place, cet homme de 45 ans avec une saturation à 80, contaminé par son fils de 10 ans qui a ramené le virus de son école.

    Et quelle est la situation psychologique de ce jeune qui à transmis le virus à sa mère décédée car elle avait pas déclaré qu'elle avait en fait un faux pass sanitaire.

    C'est cela la réalité, et c'est bien loin de ces discours moralisateurs.
    Tous ces beaux parleurs, Natacha Polony, Samuel Fitouss, Mathieu Slama, Danièle Dehouve, Martin Blachier,que proposent-ils donc de radical pour arrêter cette épidémie?
    Hélas rien!

    Dr JG

  • Non vaccinés tous coupables ?

    Le 18 décembre 2021

    Bien sûr ils ne sont pas plus coupables des contaminations que les bons citoyens vaccinés, mais ils sont coupables de l'engorgement des réanimations, des déclenchements politiques des plans blancs, de l'arrêt des programmes opératoires, et des pertes de chances des patients dépistés en début de pathologie chronique.
    Est ce réellement créer des boucs émissaires que de dénoncer cet égoïsme?

    Dr Thierry Hennion

  • Bravo !

    Le 18 décembre 2021

    Mais déjà on frappe à ma porte... le ministère de la vérité ?

    Dr Yves Delorge

  • Impasse sur la réa

    Le 18 décembre 2021

    Bel article, mais ne parle pas de la situation en réa.

    Dr Jacques Devilliers

  • Le bouc n'avait pas le choix

    Le 18 décembre 2021

    La comparaison des non vaccinés avec le bouc émissaire n'est pas justifiée car, dans la Bible, ce bouc est une victime désignée en raison de sa faiblesse et il n'avait pas le choix. Les non-vaccinés et autres antivax ont eux, choisi et maintiennent leur position avec toute la force des réseaux sociaux et des idées fausses complotistes.

    Il est donc tout à fait justifié qu'ils subissent les conséquences sociales de leur attitude qui met le reste de la population en danger et permet la perpétuation des vagues de l'épidémie par la prolifération des variants facilités par la circulation virale forte. Dans nos sociétés démocratiques, il faut évidemment défendre les libertés mais pas celle de mettre en danger les autres (cf. les restrictions de liberté imposées dans les aéroports par le risque terroriste ou celles imposées sur nos routes...).

    Dr Dominique Jaubert

  • Enfin une position équilibrée

    Le 18 décembre 2021

    Magnifique article qui montre dans quelle impasse nous sommes en train de nous enfermer et l'échec évident des mesures liberticides n'empêchant pas l'émergence de nouveaux variants qui de quelques cas la semaine dernière semble aujourd'hui menacer la sociétés d'une explosion. On sent beaucoup de manipulation dans les discours car ce sont des projections mathématiques qui pour intéressantes et prédictives qu'elles seront ne peuvent remplacer la réalité. Au moment où l'on parle donc pour gagner la confiance des populations mieux vaudrait parler au futur proche pour dire voilà ce qui va très probablement se passer et non pas voilà ce qui se passe au moment où je vous parle.

    Arrêtons de prendre les citoyens pour des moutons et associons les au débat en cours au lieu de désigner des responsables de l'épidémie en oubliant qu'Omicron est parti d'Afrique du Sud qui a une population jeune non vaccinée. Au fait quel taux de mortalité en Afrique du Sud ?

    Dr Pierre-André Coulon

  • Le retour du bon sens ...

    Le 18 décembre 2021

    Enfin qques paroles empreintes de bon sens ! Tout n'est peut être pas perdu..Je me prends à espérer. Merci!

    Brigitte Agostini (IDE)

  • Et les réanimations ?

    Le 18 décembre 2021

    Peut on réellement choisir de ne rien faire ?

    Remettons les choses à leur place : la vaccination aujourd'hui n'a qu'un seul but, prévenir les formes graves, les hospitalisations et les entrées en réanimation.

    Action : trouver un levier pour vacciner le plus de monde possible, et discutons éventuellement de quelle façon démocratique on vaccine 95 voir 100% de la population. Notons qu'il y a 11 vaccins obligatoires pour les nourrissons, obligatoires car on n'a jamais réussi à convaincre les parents de tous vacciner leurs enfants.

    Inaction : laissons circuler le virus car après tout, c'est pas bien grave vacciné ou pas on se fiche des contaminations. Mais alors là question : quelles solutions à court terme pour répondre à la demande de soins ? On prive les non vaccinés de soin ? On leur demande de payer les soins ? Premier arriver premier servi ?

    Jan Furon (pharmacien)


  • Oui mais ...

    Le 18 décembre 2021

    Excellente analyse de notre société. Effectivement, les non vaccinés sont devenus les boucs émissaires de la crise sanitaire (tout comme les médecins généralistes sont en train de devenir les boucs émissaires de la décrépitude de notre système de santé…). SAUF QUE … pour quelqu'un qui ne travaille pas en milieu hospitalier l’analyse semble logique. En revanche, si j’étais médecin réanimateur je hurlerais à la face des non vaccinés pour les traiter d’irresponsables car, et cela n’est malheureusement pas discutable, si tous les non vaccinés l’étaient, il y aurait à l’heure actuelle moins de 1000 personnes en réanimation (du fait du covid 19) dans notre pays et l’hôpital pourrait continuer à offrir des soins adaptés à toute la population, ce qui n’est plus le cas actuellement.

    Alors, dans ce contexte, cette liberté de dire non à la vaccination est devenue une entrave et une mise en danger de la vie d’autrui. On peut certes imaginer qu’il faille accepter une circulation active de ce virus en ne vaccinant que les personnes à risque, mais hélas, désormais mêmes les adultes non vaccinés étiquetés non à risque se retrouvent aléatoirement en réanimation dans une proportion loin d’être négligeable. Accepter la réalité telle qu’elle advient, accepter la mort, accepter de ne pouvoir régler tous les problèmes, tout cela doit effectivement être de nouveau intégré dans nos sociétés dites modernes, mais il me semble inacceptable de refuser une offre de soins pour ensuite appeler au secours tel un alpiniste incompétent qui appelle l’hélicoptère parce il n’a pas su évaluer le danger, faisant par la même courir des risques à d’autres, sans pour autant s’en sentir coupable ni se remettre en question.

    Dr Emmanuel Bergot

  • En route vers la dystopie

    Le 18 décembre 2021

    Ici au Québec, la représentante de la santé publique nous annonce que 90% des cas d'Omicron sont des double vaccinés.
    Le nombre des hospitalisations et des décès est sans commune mesure avec les niveaux de 2020 (stable ici depuis août autour de 300 hospitalisations pour 8.5 millions d'habitants) et on s'affole depuis des mois sur le nombre de "cas" sans mentionner que les fluctuations des dépistages positifs n'ont pas de conséquences directement corrélées sur les malades symptomatiques ni les hospitalisations.

    On décrète des injections "booster" de manière aléatoire et on en arrive à considérer que devoir faire 3 injections dans une année démontre la grande efficacité des produits utilisés.
    On met en place des mesures liberticides et discriminatoires à un moment où les données épidémiologiques le justifient le moins.
    On connaît depuis des mois les facteurs de risque liés à l'âge et aux comorbidités et l'intérêt d'une vaccination ciblée, et on sait que l'immunité naturelle est plus efficace car non dirigée contre une seule protéine du virus. Le virus circulant depuis deux ans, il est certain qu'une grande partie de la population bénéficiait déjà de cette immunité lorsqu'ils ont été vaccinés.

    Assimiler toute personne non vaccinée à une égoïste sans considérer que son état de santé, son âge et une possible immunité acquise rendent quasiment nul son risque d'hospitalisation revient à considérer la médecine comme un dogme absolu. Dès lors, pourquoi faire des posologies différentes pour les traitements? Pourquoi proposer des options alternatives? Établissez un dogme pour chaque pathologie et imposez le donc sans nuance à tout le monde. C'est tellement plus simple!

    Et celles et ceux qui oseraient se réclamer du consentement libre et éclairé faisant maintenant partie d'une minorité, et étant conspués tant par le monde médical que par le gouvernement et les médias, aucun risque ni responsabilité pour le prescripteur!

    Je regarde des documentaires datant des années 80-90 et je vois des services hospitaliers saturés, des délestages, des reports d'interventions, des soignants à bout de force, des frustrations face au manque de moyens ou de personnel, une dénonciation de l'organisation administrative...mais chut! Tout ça n'existait pas. On sait qui est responsable de tout et on va aller les chercher jusqu'au dernier!

    Je suis partisan du dialogue et de la raison. Tout soignant sait que la médecine n'est pas une science: c'est un art qui utilise des moyens scientifiques. Le 100% existe en chimie, en physique, en mathématiques, mais pas en médecine. Il faut savoir rester humble et conserver un doute raisonnable. Consensus ne veut pas dire vérité absolue. Cela signifie seulement qu'une majorité s'est dégagée pour valider une option à un moment donné. Ça ne veut pas dire que tous ceux qui s'y opposaient ou en doutaient avaient tort.
    À lire de (trop) nombreux commentaires depuis plusieurs semaines, j'ai découvert à quel point l'intolérance et les certitudes absolues vivaient de beaux jours.

    Dr Franck Hugbéké (Canada)

  • Discourir, discourir...

    Le 18 décembre 2021

    "La sotte envie de discourir vient d'une habitude qu'on a contractée de parler beaucoup et sans réflexion."
    Jean de la Bruyère.
    A l'époque il n'y avait pas les réseaux sociaux.
    C'est triste par rapport à ceux qui agissent dans les services de réanimation.

    Dr Bernard Stefani (généraliste addictologue retraité [et qui ne le regrette pas])

  • Excellent !

    Le 18 décembre 2021

    Article excellent et tellement plus subtile que la majorité de ce qu’on peut lire actuellement ou on ne cherche qu’à diviser en 2 groupes blanc ou noir! Les conséquences sur la société de ce Covid seront beaucoup plus néfastes que ce dernier si on continue benoîtement cette course sanitaire écervelée…

    Dr Bertrand Bocquier

  • Big pharma

    Le 19 décembre 2021

    Ce commentaire n'est pas tout à fait à sa place, mais le proVax que je suis serait quand même plus à l'aise si nos amis Pfizer ou Moderna mettaient sur le marché un vaccin à jour des variants, ce qui est le "fondement moral" des vaccins à ARNm : une possibilité de fabrication et de mise à jour très accélérée. je me vaccine tous les ans et encourage ma mère (94 ans) à se vacciner tous les ans contre la grippe. Après 3 doses de Pfizer, il serait temps qu'on me propose une dose 2.0.
    Avec déjà un grand (combien?) nombre de 3eme dose effectuées ne devrait vite avoir une étude de la DREES sur son efficacité.

    Dr Jean-Roger Werther

  • Mais oui, on peut en finir !

    Le 19 décembre 2021

    Mais ce jour sans fin va se transformer en fin définitive pour beaucoup (et en trauma psychique pour les autres !)
    Comme décrit plus haut par plusieurs commentateurs on peut choisir d'arrêter de perturber notre société avec cette folie Covidienne qui induit elle même une certaine folie humaine, plus exactement sociétale.
    Nostalgie du monde d'"avant" : bien compréhensible.
    Constat d'une société ...perturbée : c'est exact, la COVID a provoqué une crise majeure comme une guerre, avec les mêmes conséquences sur nos comportements, en cherchant les déviants notamment.
    Mais le choix de dire "stop !" , et de choisir de vivre "normalement" : NON, c'est un choix philosophique que personne ne peut réellement assumer : à supposer que les non vaccinés assument leur maladie et leur mort sans déranger les autres, il serait insupportable pour les mêmes autres de voir souffrir et mourir ces volontaires du monde d'avant.

    C'est beaucoup de prose pour rien : les tenants d'un tel choix n'ont aucun sens des réalités, surtout de la réalité de pensée de l'immense majorité de la population.

    Pour information : le bouc émissaire était chargé des péchés, les auteurs de l'article (s'ils avaient un peu de culture tant religieuse que philosophique) devraient parler de "brebis galeuses".

    Dr F Chassaing

  • Les conseilleurs ne sont pas tous les payeurs

    Le 19 décembre 2021

    Laisser courir, c'est décider en fait que ça tombera sur certains à cause des non vaccinés qui se transforment sciemment en bombes. Ce sous prétexte que même vaccinés on peut être porteur. Alors être plus ou moins contaminant, on s'en balance...mais pas la proportion de ceux qui vont l'attraper en plus.

    Pas non plus tous les autres malades non Covid qui attendent d'être soignés. Je dois être opérée et ai déjà été annulée 2 fois dont une la veille.
    Je suis médecin et donc me retrouver débordée par les Covid non vaccinés, et ce depuis des mois m'interpelle très désagréablement sur la valeur des raisonnements philosophico-nébuleux. Ne pas lutter c'est choisir quand même et choisir pour d'autres. Les conseilleurs ne sont pas tous les payeurs.

    Dr B

  • Voilà bien de l'énervement

    Le 19 décembre 2021

    En voilà bien de l'énervement face à un article qui est loin de dire des choses fausses.

    De là à penser qu'il est interdit de réfléchir, il n'y a pas loin et c'est ce qui ressort de ces commentaires acerbes et dans l'ensemble bien peu humanistes. C'est vrai que les médecins (surtout ceux des plateaux télé) étaient contents d'être écoutés et d'avoir retrouvé un pouvoir sur les malades d'autant plus fort que personne ne voulant plus mourir, il était assez facile de contraindre et d'ordonner.

    Mais voilà, la maladie ce n'est pas que de la médecine. Cela a aussi à voir avec le droit, la liberté et surtout l'attitude sociétale face au risque. Le vaccin ? Heureusement qu'il est arrivé. Mais continuer à vivre comme ça ? Beaucoup sont prêts à répondre non, merci.

    Et gardons nous de traiter de "brebis galeuses" ceux qui ne pensent pas comme nous. Mais pour qui vous prenez-vous?

    C'est un peu simple et cela ne me rassure guère sur ma profession.

    Dr Jean-François Michel

  • La médecine ne se résume pas à des statistiques

    Le 20 décembre 2021

    Bravo pour cet article. Enfin un peu de sciences humaines et sociales, la médecine ne se résume pas à de la chimie, aux maths ou à de la physique et surtout pas à des statistiques. La médecine a d'abord été une science humaine et sociale et c'est utile de s'en rappeler aujourd'hui en nuançant les affirmations "scientifiques", en intégrant les recommandations dans un contexte global sociétal voire mondial pour protéger la santé et le bien être de tous, le paramètre nb de cas de covid, nb d'hospitalisation en réanimation ne devraient pas être les seuls critères de décision surtout après deux ans de restrictions.

    Revoyez les reportages de détresse de l'hôpital et des services d'urgences avec les grèves entre autres de juin 2019, les discours étaient identiques, les problèmes cités exactement les mêmes, pas de lits, pas de personnels surchage etc... et à l'époque il n'y avait pas de covid...le problème est peut être ailleurs? C'est triste que les gens aient la mémoire si courte et si peu de recul.

    Dr Nada Moutton

  • On ne choisit pas ses patients

    Le 20 décembre 2021

    Critiques lamentables, excessives dans les 2 sens, indignes de médecins! rien qu'un exemple: vaccinés encombrant les réas! et les alcoolo qui roulent comme des fous, et les fumeurs! On ne choisit pas ses patients, sinon, on change de boulot! par contre, ou est la prévention? et pourquoi pas le Valneva? silence assourdissant, et aucune étude sérieuse sur les traitements! Ivermectine dans une Ephad traitée par Stromectol = ? 0 covid! au moins vérifions!
    Il n'y a plus de société, ni d'écoute, ni d'empathie! Si les médecins en arrivent là eux aussi, le virus n'aura pas besoin de beaucoup de contagiosité et de virulence ni de létalité pour nous faire disparaitre et je ne pense pas que ce soit un drame!

    Dr Jean-Paul Vasse

  • Il y a ceux qui savent et le troupeau d'ignares

    Le 21 décembre 2021

    Je suis atterré par les propos du Dr François Roche.
    Lui il sait avant tout le monde, qu'il n'y a aucun risque à vacciner les enfants, quand on attend encore les données de la vaccinations des enfants aux US après la D2.
    On vaccine contre le tétanos dit-il des personnes qui ne jardinent pas encore. Soit mais le vaccin protège définitivement avec 3 doses espacées quand le vaccin Covid protège très mal. Et on trouve du bacille tétanique dans les blocs opératoires.
    Arrêtez d'être péremptoire, osez le doute et l'humilité quand les données de la science sont en perpétuel changement.

    Dr Jean-Marie Tribouillard

  • Désaccord

    Le 25 décembre 2021

    Je tiens à témoigner de mon désaccord frontal avec François Roche qui me semble n'avoir rien compris ni à la métaphore (excellente) du bouc émissaire, ni à cet amphigouri d'étudiants du Bangladesh qui auraient dû servir de cobayes pour un vaccin qui n'empêche ni d'attraper le virus, ni de le transmettre et dont l'innocuité est moins sûre que le peu d'efficacité.
    Quant à son persiflage, je le remercie de son f superfflu, que je suis heureux de lui renvoyer avec tout son galimatias.

    Dr Jean-Fred Warlin

  • COVID : le jour sans fin

    Le 26 décembre 2021

    Cet article m’a plu.
    En effet peut-être n’ai je pas tout assimilé mais je crois qu’il faut à plus de 2 ans tirer des leçons de nos expériences vaccinales et médicamenteuses.
    C’est en effet une course sans fin .
    Déjà 3 fois vaccinée et de ce que j’entends on s’achemine possiblement vers des rappels trimestriels…
    Eh bien non…pour moi cela suffira…
    Et quand au labo Pfizer qui met déjà la main à la pâte pour un nouveau vaccin contre le variant omicron et bien non encore une fois …
    Je ne suis pas virologue…mais attaque =contre attaque et la valse des variants va devenir une ritournelle…
    Donc oui si vraiment Omicron contagieux + mais moins dangereux se propage : et si les chiffres officiels sont ok alors tout le monde a pu constater que sa propagation n’a pas augmenté le nombre de patients en réa…
    Donc peut-être faudra il être plus humble et arrêter de nous prendre pour des cibles que finalement les fléchettes n’atteignent pas.

    Dr Patricia Erbibou

  • Bien naifs

    Le 26 décembre 2021

    Vous croyez que ils ne va pas apparaître encore de nouveaux variants.... Ce virus est comme le sparadrap du capitaine Haddock. Il va en tous les cas falloir ajuster les composants vaccinaux un jour ou l'autre, et en pariticulier si un variant plus "décalé" que les autres apparaît.
    Je ne crois pas du tout que le jour sans fin séria terminé : les gens prennent l'avion, se déplacent vont dans des pays à faible taux de vaccination... ou arrivent de pays à taux presque zéro de vaccination. On verra peut être un jour le bout du tunnel si les labos vaccinent les pays démunis. Ou que l'un d entre eux (l'Inde ?) produit un analogue abordable sans avoir à payer de royalties.
    On continue d'espérer que des petits David arriveront à assumer les geants-Goliath de la pharmacie, et toute la planète en profitera.

    Dr Isabelle Herry

  • Désinformation médicale

    Le 27 décembre 2021

    Il est assez surprenant, et affligeant, de lire dans certains commentaires de médecins que les non vaccinés sont responsables de la propagation du virus et de la saturation des lits de réanimation.
    Quelles sont leurs sources? La propagande gouvernementale ? Ne s’informent ils pas dans les revues scientifiques en prenant soin évidemment de négliger les pseudo études volontairement truffées de biais statistiques ou méthodologiques?

    Connaissent-ils la réglementation en matière de recherche clinique qui protège les participants à une expérimentation en exigeant un consentement libre et éclairé et qui punit de 3 ans de prison et 75 000 € d’amendes toute personne exerçant des pressions pour l’obtenir ?
    Savent ils seulement que les candidats vaccins anti COVID ont été commercialisés en urgence et à titre exceptionnel après 3 mois de recueil de données, que les essais cliniques sont bien évidemment toujours en cours avec un fin théorique en mai 2023 pour Pfizer?

    Ont ils vu passer une étude robuste démontrant l’efficacité et la tolérance de ces candidats vaccins?
    Non, car il n’y en a pas et pour une raison simple: pour des résultats fiables il faut du temps long, des données robustes, des comparaisons de groupes homogènes en climat stable.
    La seule certitude que nous ayons à ce stade est le rapport annuel de l’ATHIL, qui a comptabilisé 2% d’hospitalisations pour COvid en 2020...

    Donc merci messieurs de faire preuve d’humilité et de mesure faute de quoi la parole scientifique et les médecins seront à jamais discrédités.

    Catherine Barrois (Chef de projets Cliniques)

  • Et les effets secondaires des vaccins...

    Le 27 décembre 2021

    ...Ne seraient-ils pas largement sous -estimés?

    Dans mes relations proches, 2 ou 3 jours après la troisième dose :
    -Une myocardite avec insuffisance cardiaque.
    -Une coagulation intravasculaire diffuse avec ecchymoses disséminées et plaquettes à 4000.

    Dans les relations plus éloignées, plusieurs décès par embolie pulmonaire.

    Moi, je ne ferai pas la troisième dose.

    Par ailleurs, vacciner les enfants pour sauver les vieux qui ne veulent pas (peut être bien à juste titre) être vaccinés me semble coupable.

    Dr Delannoy

  • Inanité d'un pass vaccinale

    Le 31 décembre 2021

    Il ne faut pas oublier que les vaccins actuels sont à peut-prêt inefficaces contre le portage sain ou pauci-symptomatique (probablement pas ou peu d'induction d'IgA). Donc qu'il n'a quasi aucun effet sur l’épidémie.
    Il est, par contre, indiscutablement très efficace pour éviter les formes graves.
    Son indication en découle alors avec évidence.
    Et l'inanité d'un pass vaccinale tout autant en découle.

    Quant aux accidents vaccinaux les publications actuelles me semble au moins suspectes ne serait-ce que par le poids du lobbying potentiel des laboratoires. Ils n'aiment guère les publications négatives et ça se comprend mais les pressions exercées sur les scientifiques (j'ai connu !) restent inadmissibles. Et que dire de ces pressions sur les journaux voire sur des politiques dont tous ne sont pas certainement blanc-bleus !

    Dr. Y. Gille, microbiologiste retraité (et vacciné !)

  • Omicron ...

    Le 02 janvier 2022

    Son apparition soudaine a provoqué un vent de panique. Le 24 novembre dernier, le variant B.1.1.529 était signalé pour la première fois à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Afrique du Sud. Mais le premier cas confirmé connu d'infection remonte au 9 novembre.
    « Il tourne probablement en Afrique du Sud […] depuis plus longtemps qu'on ne le pensait, depuis début octobre », selon le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy.

    À l'heure actuelle, l'OMS se coordonne avec un grand nombre de chercheurs du monde entier pour mieux comprendre Omicron. Les études actuellement en cours comprennent des évaluations de la transmissibilité, de la gravité de l'infection (y compris les symptômes), de la performance des vaccins et des tests de diagnostic et de l'efficacité des traitements.

    Inde
    Pour l’Inde, l'Omicron causant des infections plus bénignes et moins d'hospitalisations et de décès a conduit à l'idée que la nouvelle variante préoccupante peut agir comme un vaccin naturel.

    Afrique du Sud
    Le gouvernement sud-africain a déclaré jeudi que les données de son département de la santé suggéraient que le pays avait dépassé son pic d'Omicron sans pic majeur de décès, offrant un espoir prudent aux autres pays aux prises avec la variante.
    "La vitesse à laquelle la quatrième vague entraînée par Omicron a augmenté, culminé puis diminué a été stupéfiante", a déclaré Fareed Abdullah du South African Medical Research Council.
    « Pic dans quatre semaines et baisse abrupte dans deux autres. Cette vague Omicron est terminé dans la ville de Tshwane. C'était une crue éclair plus qu'une vague. L'augmentation des décès au cours de la période a été faible et, la semaine dernière, les responsables ont déclaré qu'elle était "marginale".

    EVOLUTION DE LA LETALITE - Chiffres de Johns Hopkins University
    Les analyses que je fais régulièrement sur les données publiées quotidiennement montraient que, le nombre de décès des grands pays européens restait relativement stable (exception faite de la Russie ?) sans corrélation avec le nombre de cas croissant surtout depuis mi-novembre.

    J’ai alors voulu analyser plus précisément l’évolution de la létalité sur quelques pays et j’ai constaté un phénomène surprenant : une rupture de ce taux de létalité dans plusieurs pays, à une date identique, le 14 novembre, … le 23 novembre pour la France !

    On peut espérer atteindre une létalité ZERO ...

    Serge Verdenal

  • Responsabilité des non vaccinés

    Le 03 janvier 2022

    Rien n'empêche de philosopher sur le bouc émissaire, le non vacciné n'est évidemment pas responsable de la 5ème, 6ème... vague. Mais les chiffres sont là, la majorité des patients hospitalisés est non vaccinée. Non seulement les non vaccinés sont responsables de l'engorgement des hôpitaux en général et des réanimations en particulier, mais par contre-coup sont responsables du report d'autres soins dont certains finissent par mourir.

    Dr Frank Siriser, chirurgien digestif qui a pris en charge des patients atteints de cancers digestifs diagnostiqués avec parfois 6 à 8 mois de retard du fait du report des examens.

  • En finir avec ce jour sans fin

    Le 03 janvier 2022

    Vos interrogations sont pertinentes notamment sur la stigmatisation des non vaccinés.
    C’est toutefois oublier un peu vite que l’expression de sa liberté individuelle en refusant la vaccination entraine une énorme souffrance des soignants et un épuisement grave.
    Je m’étais rapidement posé la question en temps que soignant de l’impensable débat du « tri des malades » en réanimation en cas de saturation des services.
    Ma fille, professeur de réanimation et responsable de secteur dit que cette question est déjà posée avec l’injustice du « tout Covid » vis à vis des banaux patients cancéreux ou en accident aigu grave cardiovasculaire ou infectieux.
    Plus encore à Marseille le « tri » est déjà en cours par exemple entre une jeune femme enceinte de 30 ans et une personne de 66 ans avec maladie chronique qui a moins de chance de s’en sortir.
    Ce que dit ma fille et d’autres soignants de réanimation c’est que la société se défausse sur les soignants pour opérer ces responsabilités éthiques et faire ces choix.
    Là on est bien sur un débat avec la liberté des non vaccinés.
    Comme ils disaient à Marseille en sortie de 12h de réa on conseillait à ceux qui en réchappent de se faire vacciner ; et les autres non, puisqu’ils sont morts.

    Dr Pascal Penetrat

  • Aller au bout de ce que ça veut dire

    Le 09 janvier 2022

    Peut-on aller au bout du raisonnement et dire qu'il faudrait donc laisser toute épidémie se produire comme on le faisait "avant" ? et donc, que ceux qui mourront, mourront (pris en charge ou non d'ailleurs)... C'est une épidémie : ça s'est toujours passé comme ça dans l'histoire de l'humanité, on n'y peut pas grand-chose en fait. L

    es épidémies ne peuvent pas être "gérées", ce sont des catastrophes naturelles dans lesquelles le hasard prévaut, un peu de sélection naturelle aussi sans doute.

    Penser qu'on va la gérer, c'est aussi absurde que de penser que l'on va gérer un tsunami grâce à la technologie, en investissant des milliards dans des machines qui vont construire des murs anti tsunami en 30 minutes (le temps entre le moment où l'eau se retire et le moment où elle revient). C'est un exemple.

    Ça fait juste 2 ans que j'attends de lire ce type d'articles. Ça n'est pas l'Homme qui va décider de l'évolution de cette épidémie avec toutes ces mesurettes, ridicules à l'échelle de la planète...

    Le retour à la normale arrivera forcément, nécessairement, car 1/ rien ne dure, c'est quasiment une loi universelle et
    2/ l'histoire des 2000 dernières années nous apprend que, même si une épidémie peut durer 50 ans (pour les pires épidémies de peste), elle finit toujours par s'arrêter on ne sait pas comment et ce, même sans prendre aucune mesure d'aucune sorte.

    On ne sait pas à l'heure actuelle ce qui déclenche une épidémie et ce qui l'arrête, et il faudrait peut être enfin l'assumer.

    Emilie Teyssieres (pharmacien)

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