Des publications qui font mauvais genre

Portland, le samedi 13 octobre - Trois chercheurs américains en sciences humaines, Helen Pluckrose, James Lindsay et Peter Boghossian avaient l’intuition d’une part que la sociologie était de plus en plus teintée d’idéologie et d’autre part que les peer-rewiews n’ont pas le sérieux qu’on leur reconnait habituellement.

Une expérience leur a permis de faire coup double et de prouver ces deux hypothèses !
Ils ont ainsi proposé à différentes revues à comité de lecture, une vingtaine d’articles articles  pour le moins abscons.

Ces publications avaient pour thème, notamment, les bénéfices de l’intromission d’objet dans l’anus pour lutter contre l’homophobie, l’attitude criminelle des hommes qui se masturbent en pensant à une femme sans lui avoir demandé son avis ou encore affirmaient  que l'astronomie est une science sexiste et pro-occidentale qui doit être remplacée par une astrologie indigène et "queer". En outre était commun  à ces travaux « des statistiques totalement invraisemblables, des affirmations non prouvées par les données, des analyses qualitatives idéologiquement biaisées, une éthique suspecte (...) et une bêtise considérable » selon leurs auteurs.

Au total sur les 20 papiers transmis à des revues, sept ont été acceptés et quatre publiés. 

Une façon amusante de pointer les dérapages des "genders studies" ou des "identity studies" et la "légèreté" de certaines publications prétendument scientifiques.

F.H.

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