En vue : une lumière pour les dyslexiques

Paris, le samedi 16 janvier 2021 - La dyslexie concernerait entre 8 à 10 % des enfants scolarisés en France. Ce trouble de l’apprentissage de la lecture a, on le sait, des répercussions importantes sur la réussite scolaire et peut favoriser une perte de confiance en soi et un certain isolement social. Les origines de la dyslexie ont été l’objet de nombreuses hypothèses. Deux chercheurs en physique de l’université de Rennes Albert Le Floch et Guy Ropars, se sont intéressés à ses origines anatomiques. Ils ont ainsi mis en évidence une asymétrie droite-gauche des centroïdes de Maxwell dans les rétines d’adultes avec et sans dyslexie, différence à l’origine de leurs difficultés de déchiffrage. En effet, en raison de l’absence d’asymétrie chez les sujets dyslexiques, le cerveau ne parvient pas à différencier l’image provenant de l’œil dominant et un effet miroir se crée.

Une lampe et des lunettes

Forts de cette constatation, Albert Le Floch et Guy Ropars ont émis l’hypothèse que l’utilisation de la lumière pulsée pourrait permettre de corriger cette anomalie. Avec l’aide des équipes de Thomas Watt Lighting Pro, ils ont mis au point une lampe stroboscopique à LED qui utilisée par les personnes dyslexiques leur permet de corriger leurs erreurs. Le dispositif, baptisé Lexilight, a d’abord été testé avec succès auprès de 100 enfants. Le principe est que la lumière pulsée supprime l’effet miroir et ainsi facilite la lecture. Albert Le Floch et Guy Ropars ont été récompensés en décembre par l’Académie de médecine pour cette innovation en recevant le prix Raymonde Destreicher. Parallèlement, la start-up Abeye a développé des lunettes qui reprennent le système de la lampe Lexiligh. Ces lunettes sont disponibles chez les opticiens Atol, depuis le 26 octobre.

L.C.

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