Légalisation du cannabis : l’Allemagne se démarquera-t-elle des exemples étrangers ?

Paris, le samedi 27 novembre 2021 – Mesure importante de son programme, la coalition SPD (sociaux-démocrates), Verts et FDP (libéraux) qui vient d’arriver au pouvoir en Allemagne a confirmé qu’elle entendait autoriser la « distribution contrôlée de cannabis aux adultes à des fins de consommation dans des magasins agréés ». L’Allemagne, qui connaissait déjà une réglementation assez souple (avec notamment la possibilité dans certaines villes de détenir quelques grammes pour sa consommation personnelle), va donc probablement devenir le deuxième pays d’Europe après les Pays-Bas (et alors que le Luxembourg réfléchit également à une évolution de sa législation) à autoriser en l’encadrant la vente de cannabis.

L’une des premières raisons avancées pour justifier cette véritable révolution est la volonté d’un meilleur contrôle de la qualité des produits, pour des raisons sanitaires. En effet, la circulation de produits coupés avec des matières telles que du sable ou encore la hausse importante des teneurs en THC (sans parler de la diffusion des nouveaux cannabinoïdes de synthèse) constituent des préoccupations sanitaires importantes. Il s’agit notamment de protéger les plus jeunes. Bien sûr, le projet ne fait pas l’unanimité en Allemagne où, comme ailleurs, certains redoutent un effet négatif sur le nombre de consommateurs. Ainsi, le spécialiste des questions de lutte antidrogue au sein de la CDU, Stephan Pilsinger dénonce « une expérience sur la santé de notre société et de nos jeunes » et interroge : « L’Etat doit-il vraiment gagner de l’argent en plongeant ses citoyens dans le danger de la dépendance, des psychoses permanentes et de la souffrance physique et mentale ? Je pense que c’est immoral ».

Marqueur de fermeté

Ce type de polémique est récurent en France où pourtant la dépénalisation ou légalisation du cannabis semble moins que jamais à l’agenda politique. Si avant son élection en 2017, Emmanuel Macron semblait pourtant séduit par certains aspects d’une nouvelle politique dédiée aux drogues et au cannabis, son revirement a été clair pendant son mandat. Or, le ton du début de la campagne électorale ne semble nullement propice à une amodiation de sa position (et de celle de la plupart de ses concurrents) sur le sujet. « On est sur une question d’opportunisme politique qui vient nourrir la campagne comme un marqueur de droite. Le ministère de la Santé ne défend pas assez les enjeux sanitaires actuellement et laisse le champ au répressif du ministère de l’Intérieur. La sémantique utilisée, la «guerre à la drogue» ou le «la drogue c’est de la merde», c’est un retour aux années Pasqua, en utilisant la lutte contre la drogue comme un marqueur de fermeté et de sévérité au lieu d’avoir une approche rationnelle » analyse dans les colonnes de Libération Yann Bisiou, spécialiste du droit de la drogue et maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à l’université Paul Valéry de Montpellier.

Des produits légaux trop peu attractifs ?

Le pas franchi par l’Allemagne constitue cependant une étape remarquable. Elle isole un peu plus la France parmi les grands pays occidentaux dans sa volonté de privilégier une approche répressive.

Néanmoins, les exemples de dépénalisation et légalisation qui se multiplient ne permettent pas de tirer des enseignements clairs. Dans deux tribunes récentes, le député LREM François Jolivet (Le Figaro) et le journaliste Benjamin Sire (L’Express) tiraient ainsi un bilan mitigé des différentes expériences étrangères. « Dans le pays des tulipes, l'État, qui autorisait la vente et la consommation de longue date, s'est lancé à titre expérimental dans la production afin d'alimenter les coffee shop, jusque-là approvisionnés par le marché parallèle et l'étranger. Cette expérience vient de s'étendre et le pays s'avère le premier de l'Union européenne à légaliser la production. Las, comme l'a écrit François Jolivet : "Le "service public du cannabis" s'est imposé au bout de deux années et les consommateurs se sont tournés vers lui. La légalisation du cannabis a déstructuré le marché et les trafiquants y ont perdu des parts importantes. Au bout de la troisième année, ces mêmes trafiquants se sont lancés dans une stratégie de reconquête en vendant du cannabis à un prix inférieur. Ces criminels, pour asseoir leur positionnement, ont également augmenté le taux de THC [...] des produits qu'ils vendent. Si bien que leurs clients sont devenus accros. Les produits du "service public du cannabis" ne se vendent plus, simplement parce qu'ils ne plaisent plus » » décrypte Benjamin Sire. « L'exemple du Canada est également révélateur. Alors que le marché du cannabis a été légalisé en 2018, 42 % des Canadiens continuent à acheter illégalement du cannabis selon une étude du gouvernement. Depuis cette légalisation, et les nouvelles sanctions pénales prévues contre le marché noir, les trafiquants se diversifient pour inonder les rues d'autres drogues. C'est également le cas en Espagne, où la consommation de cocaïne et d'héroïne a progressé chez les moins de 15 ans » relève de son côté François Jolivet.

Mieux vaut être en guerre contre les trafiquants qu’en concurrence avec eux

Au-delà de la description de chaque cas particulier et alors que la situation américaine ne serait guère plus enviable, Benjamin Sire résume : «  L'offre légale est partiellement un vœu pieux. Elle doit se conformer à des règles fiscales et sociales (salaires, cotisations etc.) qui impactent les coûts, et auxquelles les dealers ne sont pas soumises, mais également veiller à respecter une certaine qualité qui passe par un contrôle du taux de THC, pas toujours en accord avec les habitudes des consommateurs (…) Comment un État peut-il lutter au prétexte d'une légalisation de l'un des produits, le cannabis, quand le service proposé par les trafiquants est si efficient et sans cesse plus "attractif" ? Que fera-t-il face à la cocaïne? Là aussi, légalisation? La bonne blague, quand on connaît la dangerosité de cette drogue, augmentée à mesure qu'elle est de bonne qualité, et ses incroyables capacités à provoquer une addiction psychique dont il est très difficile de s'extirper. Comme le rappelle encore François Jolivet, avec la légalisation, "l'État va se retrouver en concurrence directe avec les trafiquants, sans se substituer à eux. Moi, je veux être en guerre contre les trafiquants et non en concurrence avec eux ! ».

Augmentation de la consommation : est-ce que cela peut-être encore pire en France ?

Concernant l’effet de ces légalisations sur le nombre de consommateurs, leur augmentation représentant un point de préoccupation important s’agissant d’un produit toxique (au-comme il est vrai que d’autres produits légaux comme le tabac ou l’alcool), là encore les exemples étrangers n’offrent pas nécessairement de réponses univoques. Les dernières données rendues publiques il y a quelques semaines par le Québec signalent une consommation quotidienne et régulière demeurée stable, mais une prévalence de consommation en légère augmentation chez les plus de 25 ans. Un récent décryptage réalisé sur le site Heidi News, sans être catégorique, semble considérer comme inéluctable la hausse des utilisateurs : « La légalisation va en général de pair avec une augmentation du nombre de consommateurs. «Cela a d’ailleurs été le cas pour le CBD en Suisse» ,explique Frank Zobel, vice-directeur de Addiction Suisse. «Lorsque la vente de ce “cannabis légal” a été autorisée en 2016, il y eu rapidement un vrai Boom du CBD – cet effet de curiosité a disparu après environ un an». Serait-ce la même chose avec le cannabis qui contient du THC? «On ne peut pas anticiper les effets qu’aurait la légalisation», déclare Frank Zobel ». Dans une étude de synthèse qu’il vient de rédiger sur le sujet il relève «  qu’à court terme, la légalisation aboutit bien à une augmentation de la consommation – mais seulement chez les personnes majeures ». Cependant, la pertinence de ces réflexions pourrait être relative en France où « malgré les politiques répressives qui se succèdent, les consommations n’ont pas cessé d’augmenter » note Yann Bisiou.

Une politique répressive archaïque, aberrante et inefficace

Ainsi, l’analyse des exemples étrangers paraît contredire l’espoir d’une circulation de produits mieux contrôlés et donc potentiellement moins dangereux pour la santé, de même que les conséquences sur les trafics pourraient n’être que limitées, alors que l’effet sur la prévalence ne semble guère faire de doute. Cependant, même s’il juge à l’instar de François Jolivet qu’une légalisation constituerait un véritable aveu d’impuissance de la part de l’Etat, Benjamin Sire ne se félicite pas plus de la politique actuelle menée en France. Yann Bisiou lui fait écho en dénonçant : « Le choix de multiplier les amendes forfaitaires et les interpellations est un choix de dinosaure de la prohibition. Un an après l’entrée en vigueur de l’amende forfaitaire délictuelle qui punit les consommateurs d’une contravention de 200 euros, on ne peut pas dire que l’objectif dissuasif du gouvernement soit atteint. Ces amendes sont très peu payées. Gérald Darmanin évoquait seulement 34 % de paiement alors que les amendes pour usage qui existaient avant étaient payées à 42 %. La police travaille pour rien ». L’appréciation est aussi sévère chez Benjamin Sire qui dénonce une « aberration qui tient davantage de la communication que de la politique raisonnée. Le nouveau dispositif d'amendes initié par Gérald Darmanin, le ministre de l'intérieur, depuis le 1er septembre 2020, a le mérite d'épargner de longues procédures administratives aux forces de l'ordre, mais ne participe en rien à la réduction du trafic et de la consommation. L'inscription de ces amendes au casier judiciaire des contrevenants les ayant payées, durant les six années précédant la prescription, et le maintien de cette marque d'infamie pour ceux n'ayant pas réglé leur dette, n'a même pas le moindre effet dissuasif ».

Notre société pousse-t-elle vraiment vers la drogue ?

Le constat laisse le sentiment d’un combat perdu d’avance, quelle que soit l’orientation envisagée et plus encore quand Benjamin Sire remarque qu’une des réticences des pouvoirs publics vis-à-vis de la légalisation du cannabis est la crainte des répercussions que pourrait entraîner une guerre ouverte contre une économie si importante dans certaines banlieues. Un embrassement de ces dernières serait ainsi redouté. Pour débloquer cette impasse, il serait nécessaire de s’attaquer aux raisons de la consommation de drogues et de sa progression. Benjamin Sire note ainsi « qu'un juste équilibre sera toujours impossible à trouver avant la résolution de certains problèmes sociaux et sociétaux, propres à notre temps, à commencer par la peur d'un avenir sans horizon et de la perte de sens qui irrigue une époque ultra individualiste et concurrentielle. Le crime et la drogue prolifèrent sur le mal être et la tentation, la tentation se nourrit du vide de sens et d'utilité.... et la drogue à son tour refabrique du vide en aspirant l'âme des consommateurs ». Difficile cependant d’être certain que les maux ici décrits par Benjamin Sire (qui admet lui-même avoir été consommateur) ne soient pas plus existentiels et donc intemporels que d’abord sociaux et sociétaux, d’autant plus quand on remarque que la jeunesse désenchantée actuelle pourrait avoir tendance à être moins fréquemment consommatrice que la jeunesse désenchantée d’il y a quelques années. Il n’est par ailleurs pas impossible que les phénomènes de hausse observés pourraient être autant liés à la facilité des modes de diffusion qu’à la profondeur du marasme.

En tout état de cause, il est certain que la réussite ou l’échec de l’Allemagne aura un impact sur les choix qui seront faits par l’Europe et surtout par la France demain.

Pour anticiper ces futurs débats, on pourra relire :

L’interview de Yann Bisiou celle de François Jolivet
L’analyse d’Heidi News

Lea Crebat

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Vos réactions (3)

  • Bonne question

    Le 27 novembre 2021

    Le CBD n'ayant qu'un effet tranquillisant, toutes les revues systématiques et les meta-analyses montrent que le bénéfice sur les douleurs, neuropathiques en particulier, est proche du placebo. Le cannabis médical, censé associer dans des proportions diverses CBD et THC, aboutira de facto à une interdiction de la conduite automobile.
    Si légaliser le cannabis revient en quelque sorte a couper l'herbe sous les pieds des dealers, il y a toutes les autres drogues, opioides, MDMA, cocaïne,....qui prendront le relais.
    Quant aux effets de la consommation chronique de THC, ils ne sont pas réjouissants.
    Laissons l'Allemagne tester, et nous verrons s'il y a comme dans certaines régions d'Amérique du Nord marche arrière...
    Légaliser, c'est aussi avouer que nous sommes impuissants face au trafic.

    Pr A Muller

  • On se trompe de cible

    Le 01 décembre 2021

    Le problème du cannabis, ce n'est ni l'économie clandestine, ni l'entre-tuerie des trafiquants, ni la "qualité" du toxique, c'est l'intoxication chronique de la population.

    Il faut "assécher" le marché en luttant fortement contre la consommation : prévenir, éduquer, sevrer, réprimer...
    Ce n'est malheureusement pas un programme pour se faire élire : plus la consommation s'étend, plus les consommateurs deviennent une clientèle à exploiter, pour les trafiquants de drogues comme pour les trafiquants de votes.

    Dr Pierre Rimbaud

  • Faut-il faire aussi mal que nos voisins en matière de légalisation du cannabis?

    Le 01 décembre 2021

    L’aspect sanitaire est curieusement absent de cet argumentaire globalement en faveur de la légalisation du cannabis, ce qui est regrettable dans le JIM, dont le « aim en scope » est, par destination, centré sur le sanitaire.

    « La guerre contre le cannabis, et même contre toutes les drogues, serait perdue ». Ce constat défaitiste est un élément de stratégie, en vue de leur légalisation. Pour qu’un combat soit perdu il faut qu’il ait été livré. Notre Education nationale est à cet égard, complètement défaillante ; comme le déplore l’Office Européen des Drogues et Toxicomanies (OEDT). Elle en est encore à « expérimenter » des pédagogies adaptées. La Suède, qui y consacre une 40aine d’heures tout au long du cursus éducatif, et qui applique scrupuleusement sa législation, peut s’enorgueillir de compter (en proportion bien sûr) 10 fois moins de toxicomanes que la moyenne européenne.
    Les français, champions européens de la consommation de cannabis sont également champions de la consommation d’autres drogues, tabac, alcool et de psychotropes ; C’est pourquoi cette vulnérabilité nationale requiert une prudence beaucoup plus importante que celle exercée par d’autres Nations moins exposées.

    La légalisation, avec la commercialisation d’un cannabis d’Etat, plus couteux et plus faiblement dosé en THC que celui proposé par les dealers, pour tenter de diminuer sa consommation et ses méfaits, ne fera évidemment pas disparaître ce marché noir ; puisqu’il concerne même actuellement les cigarettes de tabac.

    Cette légalisation déporterait le trafic vers des drogues encore plus détériorantes. Un certain nombre de nos adolescents s’adonnent au cannabis pour satisfaire un « besoin de transgression » ; sa légalisation transférerait leur transgression vers d’autres drogues illégales, encore plus agressives.

    La guerre des gangs pour le contrôle de leurs territoires ne faiblirait pas. Arrêtons de nous émouvoir des décès de quelques malfrats dont les trafics tuent ou anéantissent des milliers de nos jeunes.

    Le centre de gravité de l’éventail politique allemand s’est déplacé sur sa gauche. Les verts voient dans le cannabis un moyen d’obtenir la régression économique à laquelle ils aspirent. Le cannabis est la drogue de la crétinisation ; elle transforme des indignés en résignés et peut calmer ceux qui réprouvent l’afflux d’immigrés que cette nation aura des difficultés à intégrer culturellement.
    Quant aux méfaits cognitifs du cannabis, ne nous étonnons pas que la France qui dépense beaucoup pour l’éducation de ses jeunes ne soit payée en retour que par un 27ième rang dans le classement international PISA des performances éducatives.

    Nous affranchissant de postures idéologiques rappelons les nombreux méfaits physiques ainsi que psychiques du cannabis, qui sont souvent graves.
    Alors qu’on tente de réduire le tabagisme et ses 75.000 morts annuels, l’alcoolo-dépendance et ses 41.000 décès, et les handicaps nombreux qu’ils recrutent, est-il opportun d’ajouter le cannabis à ces fauteurs de troubles. Le cannabis est aussi toxique que le tabac pour le corps, il est de plus très toxique pour le cerveau.

    Les méfaits physiques et psychiques du cannabis se déclinent en une toxicité cardio-vasculaire : 3ième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde, responsable d’artérites précoces des membres inférieurs, d’accidents vasculaires cérébraux chez des sujets jeunes. Le cannabis est cancérigène pour les sphères O.R.L. et broncho-pulmonaire ; il diminue les défenses immunitaires ; il perturbe la grossesse (qui s’en trouve abrégée) et plus encore l’enfant qui en naîtra.
    La consommation de cannabis par de futurs parents, transmet à leur enfant des marques épigénétiques, qui peuvent être à l’origine de malformations (effet tératogène), d’une vulnérabilité à l’autisme, d’une vulnérabilité à la schizophrénie, aux toxicomanies, aux troubles dépressifs, à des perturbations de la faculté d’apprendre, ou encore d’une diminution des défenses immunitaires.

    Au plan psychique la consommation de cannabis/THC par ivresse, est à l’origine d’accidents routiers ou professionnels. En 2019, 730 personnes ont été tuées dans un accident routier impliquant un conducteur sous l’emprise d’un stupéfiant qui, dans 90% des cas, était le cannabis. Ses effets désinhibiteurs peuvent conduire à des comportements agressifs et à la libération d’autres pulsions. Il installe une addiction chez près de 20% de ceux qui l’ont expérimenté ; ils en deviennent dépendants, alors qu’on ne dispose d’aucun moyen pour les en détacher. Il suscite une escalade vers d’autres drogues, aboutissant à des polytoxicomanies. Le THC, au long cours, induit une anxiété, des troubles dépressifs avec leurs risques suicidaires en embuscade. Il peut induire de novo, ou révéler en la décompensant, la schizophrénie, dont l’évolution est aggravée par le cannabis, car il produit une résistance à ses traitements.

    Face à ces multiples méfaits les arguments économiques avancés, tels que l’abondement par des taxes du budget de l’Etat, le développement d’une filière cannabique nationale, sont misérables et même scandaleux. S’agissant de la perception de taxes, il a été calculé au Colorado que pour l’encaissement d’un dollar de taxes, l’Etat devait débourser 4$ de frais induits (médecine de ville, hôpitaux, hôpitaux psychiatriques, accidents de la voie publique, assurances, frais de justice…) quant à l’incurie de ses consommateurs elle ne se calcule pas !

    La France, qui se veut encore porteuse de messages pouvant profiter à l’humanité, n’a pas à se mettre à la remorque d’Etats qui dissolvent l’humanisme dans le lucre, les royalties et autres taxes.

    Les civilisations sont mortelles et les drogues accéléreront la destruction de celles qui ne sauront s’en prémunir.

    N’oublions pas enfin que si notre Nation veut conserver son système de solidarité, d’assistance aux malades de toutes affections, aux handicapés de tous types, elle doit s’appliquer à en restreindre le nombre en ne laissant pas se multiplier les victimes des addictions.

    Professeur Jean Costentin




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