L’intelligence artificielle au service de la lutte contre le cancer

Paris, le samedi 18 septembre 2021 - Détermination de molécules ciblant spécifiquement certaines tumeurs en fonction de leur profil génétique, optimisation de la lecture de scanners pour un dépistage plus précoce, création d’algorithmes de diagnostics : les atouts de l’intelligence artificielle en cancérologie ne sont plus à démontrer. Depuis plusieurs années, le déploiement de cet atout est une orientation privilégiée de l’Institut national du cancer (INCA). Ainsi, il y a sept ans a été ouverte par ses soins la plateforme des données en cancérologie. Elle rassemble les informations issues du Système national des données de santé ainsi que celles émanant du dossier communicant de cancérologie, des structures de surveillance et d’observation ou encore de centres régionaux de coordination des dépistages. Biothèques ou tumorothèques s’ajoutent à ce panel déjà très large.

Alliance public / Privé

Aujourd’hui, une nouvelle étape a été franchie. Elle est inspirée par la volonté d’allier les forces des instituts publics à celles de la recherche privée. « Les représentants publics (l’Institut national du cancer, le Health Data Hub, l’Alliance pour la Recherche et l’Innovation des Industries de Santé, France Biotech) apportent leur vision globale et fédératrice et garantissent, en tant que tiers de confiance, le respect de l’intérêt public de bon usage des données les industriels de santé (Amgen, AstraZeneca, Janssen, MSD France, Novartis, Pfizer, Pierre Fabre) apportent leur capacité de développement » explique l’association Filières Intelligence Artificielle et Cancer.

Des projets en germe

L’objectif final de ce consortium récemment constitué est la mise au point de nouvelles méthodes de diagnostics et de prise en charge. Dans un premier temps, les partenaires se sont donnés pour mission de faciliter l’utilisation et l’échange de données. Mais déjà des projets plus ciblés sont en vue. Porté par Amgen, un programme a ainsi pour ambition l’optimisation de l’utilisation des traitements permettant de prolonger la survie des patients atteints d’hémopathie maligne. « L’originalité de ce projet réside d’une part dans l’application concrète du machine learning et de méthodes statistiques », explique l’association Filières de Santé. De son côté, Novartis veut mettre les forces de calcul des algorithmes au profit de l’amélioration de la prise en charge de certains cancers avec altération moléculaire.

L.C.

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