L’obésité est-elle « réac » ?

Washington, le samedi 8 juin 2019 - Au cours d’un symposium organisé par un fabricant de complément alimentaire, le titulaire de la chaire nutrition et santé publique de l’Université de Washington, le Pr Adam Drewnowski a déclaré que l’augmentation de la prévalence de l’obésité est corrélée aux « tremblements de terre politiques tels que le Brexit ou l’élection de Donald Trump ».

Comme il l’a rappelé, l’obésité et les mauvaises habitudes alimentaires sont devenu des phénomènes socio-économiques « partout dans le monde (sic), les pauvres deviennent obèses parce qu’ils consomment des aliments peu coûteux, riches en énergie, mais pauvres en nutriments », il poursuit « je considère l’obésité comme un marqueur du dénuement socio-économique : les régions qui présentent un profil de risque pour les taux d’obésité sont des régions où les gens ont un faible revenu et un faible niveau d’éducation ».

Or, comme cela est démontré de longue date certains votes sont surreprésentés dans certaines catégories sociales. Aussi, le chercheur dit avoir observé que les régions des États-Unis où le taux d’obésité est élevé votent davantage en faveur de Donald Trump.

« Cela signifie que l’obésité doit vraiment être prise très au sérieux, car les conséquences ne sont pas seulement pour les patients obèses, leur poids et leur bien-être ».

Reste à savoir si ces "gros réacs" reviennent dans le "droit chemin" après avoir bénéficié des techniques de chirurgie bariatrique…

F.H.

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Vos réactions (1)

  • D'autres facteurs importants

    Le 08 juin 2019

    Discours classiques répétés, très souvent. Mais ce n'est pas si simple car le niveau de vie a augmenté, y compris pour les plus pauvres, dans de nombreux pays occidentaux. Les pauvres actuels consacrent plus de deux fois moins d'argent, du budget familial, à l'alimentation que leurs aïeux. Il n'y avait pas d'obèses, il y a 60 ans, pour rester dans l'après-guerre. D'autres facteurs, que nous ne souhaitons pas voir, probablement impactent ce problème de santé publique, de façon plus forte que le seul niveau économique : l'environnement chimique, avec la complaisance des politiques internationaux, mais aussi le mode de vie adopté, y compris dans les environnements de santé (30 mn pour déjeuner, par exemple à l'hôpital) sans parler du stress, qui est devenu un mode volontaire de gestion.

    Dr Christian Trape

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