Quelle nouvelle place va bientôt être inaugurée à Paris ?

Paris, le samedi 20 novembre 2021 - Ce fut sans doute un soulagement pour l’adjoint de la ville de Paris en charge de la lutte contre les discriminations, Jean-Luc Romero-Michel (premier élu à avoir évoqué publiquement sa séropositivité). Lui qui espérait une unanimité symbolique a en effet vu mercredi les élus au Conseil de Paris approuver dans leur ensemble de baptiser le terre-plein séparant la rue de Rivoli de la rue Saint-Antoine dans le 4ème arrondissement « Place des Combattantes et Combattants du Sida ». Ce sera le second lieu dans la ville lumière dédié à ceux morts du Sida, après une fresque qui avait été voulue par Jacques Chirac dans le XIXème arrondissement. L’inauguration aura lieu le 1er décembre.

Une plaque c’est bien, agir c’est mieux

Il s’agit tout d’abord de rendre un hommage aux centaines de jeunes hommes qui succombèrent du Sida en quelques mois au début des années 80. Des mourants souvent rejetés et couverts d’injures en raison de leur orientation sexuelle, avant que la maladie soit également associée avec dédain aux prostitués, toxicomanes ou migrants. C’est également un signe envers ceux qui se sont mobilisés comme jamais pour faire entendre la voix des malades, en particulier l’association Act-up, même si cette dernière regarde avec un œil un peu ironique l’innovation odonymique. « Une plaque, c’est bien joli. Mais ce serait mieux de créer enfin le centre d’archives LGBT qui manque toujours à Paris », remarque ainsi le président d’Act Up-Paris, Antoine Chassagnoux, qui évoque également la condition difficile des migrants séropositifs. Mais plutôt que ces zones d’ombre, Paris préfère également mettre en avant que la ville d’Europe qui a connu avec Londres le plus grand nombre de décès liés au Sida, fut aussi celle où une équipe de l’Institut Pasteur isola la première le VIH.

Quand une pandémie masque l’autre

Enfin, dans le contexte de la pandémie actuelle, certains se satisfont de voir rappeler les enjeux de la lutte contre le Sida, alors que l’année 2020 a été marquée par une diminution importante et préoccupante du nombre de dépistages et donc de traitements.  

Aurélie Haroche

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