Qu’est-ce qu’il ne faut pas avoir peur de faire même après 45 ans ?

Paris, le samedi 1er décembre 2018 – En philosophie, lettres modernes et certaines autres disciplines de sciences humaines, il n’est pas rare de compter quelques cheveux blancs parmi les inscrits en faculté. Sans avoir pour ambition de changer tardivement de carrière, certains retraités dynamiques font en effet le choix de satisfaire leur soif de connaissance et leur curiosité en suivant des cours exigeants. Il est bien plus rare de faire de telles rencontres dans des disciplines scientifiques expérimentales et plus encore en médecine.

De l’informatique à l’édition scolaire

Pourtant, il y a dix ans, les jeunes carabins de Pierre et Marie Curie ont fait la connaissance d’Eric Maurette. Alors que ses camarades n’étaient même pas nés, Eric Maurette obtenait en 1981 un baccalauréat que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître : un bac C. Avec ce bagage en poche, il intègre les classes préparatoires Maths Sup et Maths Spé puis une école d’ingénieur. Pourtant, la voie professionnelle qu’il emprunte, l’informatique ne l’enthousiasme guère et il préfère se réorienter vers la rédaction de livres scolaires.

Qui vivra verra !

A 45 ans, cette carrière facile, qui lui permet de peu travailler et de gagner correctement sa vie, commence à le lasser. Il s’interroge sur une autre voie. Et il ne va pas choisir la facilité. Constatant que plusieurs de ses proches s’épanouissent dans leur métier de médecin, il décide d’entamer des études de médecine. C’est ainsi, qu’il franchit les portes de l’université Pierre et Marie Curie. Les premières semaines seront difficiles : « Après avoir lu un cours de dix pages, je ne me rappelais même plus le titre » se souvient cet originaire de Belle-Ile-en-Mer interrogé par le quotidien local Le Télégramme. Les résultats des premiers partiels sont décevants sans être catastrophiques : il décroche la 580ème place sur 2 200. Insuffisant pour espérer atteindre la deuxième année mais pas assez désespérant pour tout abandonner.

Eric Maurette va alors redoubler d’investissement et de travail et parviendra finalement à décrocher la 35ème place et ne connaitra pas le redoublement. Aujourd’hui, il poursuit son internat d’ophtalmologie à l’hôpital Yves-Le Foll de Saint Brieuc et espère bien s’installer immédiatement après avoir prononcé son serment, à l’âge où certains de ses confrères prendront leur retraite.

Aurélie Haroche

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