Qui est sorti cette semaine du « et en même temps » quitte à rendre certains de ses collègues verts de rage ?

Paris, le samedi 17 avril 2021 – Sur la question du nucléaire, le dogme Macronien du « Et en même temps » est magistralement appliqué. Côté pile, Emmanuel Macron n’a jamais caché être un partisan du nucléaire, ainsi que ses alliés politiques Modem. Pourtant, tous ses ministres de l’Ecologie successifs sont des opposants à cette source d’énergie. Dernièrement, Barbara Pompili a doctement répondu à François Bayrou, Haut-commissaire au Plan qui venait de considérer la construction de nouvelles centrales comme inéluctable que différentes projections permettaient au contraire de dessiner un avenir où les énergies seraient 100 % renouvelables.

Un des pays les plus verts du monde !

Tout se passe comme-ci Emmanuel Macron et ses proches soutenant le nucléaire n’étaient pas eux-mêmes réellement convaincus que face aux défis énergétiques et écologiques, en dépit de ses différents défauts, le nucléaire est la meilleure (ou la moins pire) des solutions en raison de son rendement, de son coût et de son très faible impact carbone. Aussi, un peu honteux de ne pas savoir défendre leur position, laissent-ils les Verts continuer à répandre leur bonne parole anti-nucléaire (qui soulignons-le n’est pas le discours de tous les Verts européens, que l’on regarde par exemple les élus finlandais). Il y a pourtant cette semaine un ministre qui a osé se montrer clair et faire sans nuance le lien entre transition écologique et recours au nucléaire. Le ministre de l’Economie, Bruno Le maire a ainsi insisté : « La France se battra pour que l’énergie nucléaire soit considérée comme une énergie décarbonnée en Europe (…). Nous avons besoin du nucléaire pour réussir la transition écologique. Nous avons besoin du nucléaire pour bénéficier d’une électricité décarbonnée, disponible ». Dans la même semaine, le ministre de l’Economie a persisté en réagissant au classement mondial Green Future Index qui fait de la France l’un des pays les plus verts du monde en notant que c’est le « mix énergétique reposant sur le nucléaire et une stratégie hydrogène » qui marque la politique environnementale « ambitieuse » de la France. Reste à savoir s’il s’agit exactement des mêmes ambitions que celles de Barbara Pompili.

A.H.

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Vos réactions (3)

  • Un débat SVP !

    Le 17 avril 2021

    Toujours aussi surpris de ce discours très partial sur le nucléaire dans vos positionnements...
    N'est t-il pas possible de confronter les idées des "pour" et des "contre" dans un soucis de faire avancer les points de vue ? Les positionnements que vous reprenez sont caricaturaux ("Nous avons besoin du nucléaire pour réussir la transition écologique. Nous avons besoin du nucléaire pour bénéficier d’une électricité décarbonnée, disponible") et depuis longtemps, ces arguments sont combattus avec justesse me semble t-il par les opposants à l'atome...
    Merci de faire avancer ces sujets par une réelle confrontation d'argumentaires scientifiques.
    C'est dans la confrontation des idées que nous avançons...

    Philippe Perrin

  • Un débat SVP ?

    Le 20 avril 2021

    Oui, mais on risque de débattre éternellement avec des écolos pour qui le mot "nucléaire" est un gros mot tabou. Il provoque chez eux une allergie et opposition viscérale, sans aucune concession, donc en fait sans débat possible.

    Dr Claude Salmon

  • Si justement : il faut du débat

    Le 22 avril 2021

    Commencer par dire que les personnes avec qui vous pouvez débattre ne peuvent pas le faire... c'est justement être dans des certitudes qui ne feront jamais avancer les choses... C'est bien le soucis ! Laissons s'il vous plait tomber les certitudes sur ceux "d'en face", si certains sont "extrémistes" (ils existent dans les deux camps !), je suis prêt à vous parier que l'on pourrait sortir par le haut à se mettre à une table et de s'écouter...

    Philippe Perrin

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