Qui n’a heureusement pas eu besoin d’attendre la réouverture des discothèques pour danser ?

Paris, le samedi 10 juillet 2021 – Parmi les multiples conséquences invisibles de l’épidémie de Covid et des restrictions qu’elle a imposées, figure la suspension des nombreux évènements organisés dans les hôpitaux gériatriques et pédiatriques par des associations qui par la voie de la lecture, de la musique ou de l’art essayent d’offrir quelques instants d’évasion aux malades. Heureusement, la mise à disposition d’équipements de protection qui faisaient défaut au printemps et la compréhension de l’importance de conserver un meilleur équilibre entre limitation des contacts et perpétuation des échanges, ont permis à certaines manifestations de se réinventer. Ainsi, alors qu’ils avaient dû déserter les couloirs de l’hôpital Necker où ils avaient leurs habitudes, les danseurs de l’Opéra de Paris, masqués et privilégiant les interventions plus restreintes, ont retrouvé le chemin de cet établissement dès novembre 2020.

Une évasion intemporelle

Les entrechats d’Hugo Marchand ou la grâce de Dorothée Gilbert sont autant de baume sur la solitude et la souffrance des enfants malades de Necker. Les mini-spectacles que les deux danseurs offrent aux jeunes patients leurs permettent d’oublier pendant quelques secondes précieuses leurs douleurs. « Tout à coup, on voit que ça les sort de leur quotidien compliqué. Ce qui m'émeut le plus, c'est parvenir à apporter un peu de légèreté » explique Hugo Marchand. « J'ai toujours l'espoir que ces enfants s'endorment le soir (en faisant) un rêve de danse » ajoute-t-il cité par l’AFP. Les équipes des services qui bénéficient de la visite des danseurs sont également convaincus des bienfaits de ces rencontres. « On les voit sourire alors qu'ils ne souriaient plus. Ça leur donne de l'énergie pour aller mieux » explique Fabrice Lesage.

Emancipation

L’intervention de ces danseurs est le fruit du travail de l’association basée en Suisse et en France, « The What Dance Can Do Project » créée en 2018. Depuis cette date, grâce au dynamisme de sa fondatrice, Aurélia Sellier, des dizaines de danseurs, classiques mais aussi contemporains, interviennent à travers le monde auprès d’enfants dans des hôpitaux, mais aussi des orphelinats ou des bidonvilles pour témoigner de la façon dont la danse peut favoriser l’émancipation.



L.C.

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