Uber est-il bon pour la santé ?

Houston, le samedi 19 juin - L’expression « ubérisation » est rarement positive. Pourtant, les Ubers, ces voitures de transport avec chauffeur (VTC) dont les tarifs souvent plus avantageux que ceux des taxis et l’accessibilité simplifiée ont converti un grand nombre de personnes à ce mode de locomotion pourraient sauver des vies. C’est ce que suggère une observation de l’équipe de Christopher Conner, chercheur et médecin au UTHealth (University of Texas Health Science Center). En 2017, le praticien a constaté que se raréfiaient dans son établissement ces vendredi soir de cauchemar où se succédaient des interventions en urgence. Rapidement, l’équipe a suggéré que cette diminution des accidents pendant les soirées du week-end pourrait être liée à l’explosion de l’utilisation de l’application Uber. De fait, le nombre de blessés admis à l’hôpital après un accident de la route dans l’établissement a diminué de 20,1 % entre 2007 et 2019 alors que parallèlement la population progressait. La baisse atteint même 23,8 % les vendredis et samedis soir depuis l’arrivée d’Uber dans la ville en 2014. Enfin, plus spectaculaire encore, chez les moins de 20 ans, la baisse d’admission est de 38,9 % entre 2013 et 2018. « Etant donné que les accidents de la route constituent la première cause de mortalité dans cette classe d'âge, l'utilisation de tels services permet de jouer un rôle important de prévention » résume Christopher Conner dont les résultats ont été publiés dans la revue Jama Surgery. Difficile de savoir si des résultats aussi marquants pourraient être observés dans toutes les villes du monde (Houston se caractérise par un manque d’alternative à la voiture), mais il est en tout cas probable que partout Uber et ses concurrents ne manqueront pas de faire de ces résultats un argument de vente supplémentaire.

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