Traitement des anévrismes cérébraux : un projet d’impression en 3D pour une préparation toujours plus minutieuse

Confrontation imagerie Modèle 3D vs Patient

Paris, le samedi 10 octobre 2020 – Ces dernières années, de nombreuses équipes chirurgicales ont choisi d’avoir recours à l’impression en 3D pour établir des modèles chirurgicaux, destinés à affiner la préparation d’interventions complexes. Ces outils de simulation sont obtenus en se basant notamment sur l’imagerie. La mise au point de ces dispositifs est souvent l’objet d’une collaboration dynamique entre chercheurs, médecins et ingénieurs d’horizons divers comme l’illustre de façon marquante l’exemple du partenariat entre l’UBO Open Factory et le CHU de Brest.

Un travail délicat

L’équipe de neuroradiologie interventionnelle du CHRU de Brest est constamment à la recherche de protocoles et de dispositifs personnalisés permettant d’améliorer leurs procédures et les résultats de leurs interventions, notamment pour la prise en charge d’anévrismes cérébraux. Aussi se sont-ils tournés vers l’UBO Open Factory un laboratoire ouvert d’innovation multidisciplinaire dépendant de l’Université de Bretagne Occidentale (Brest), structure inspirée du modèle des Fablabs. En utilisant les technologies de Formlabs (qu’il s’agisse de l’imprimante et des matériaux), l’UBO Open Factory s’est lancé dans un projet ambitieux et toujours en cours de développement. L’entreprise Formlabs qui est étroitement associée à ce programme explique en effet que « l’une des difficultés du projet réside en effet dans la fidélité de la reproduction : le modèle 3D doit respecter précisément les dimensions de l’anévrisme tout en reproduisant les vaisseaux sanguins les plus fins (de l’ordre de 500 µm) sans les faire apparaître comme bouchés. Enfin, il faut éviter les défauts liés au support, les petites aspérités qu’on pourrait confondre avec des caractéristiques de l’anévrisme, et qui pourraient fausser les décisions stratégiques prises pour l’opération ».

Un projet remarqué

De multiples étapes sont donc nécessaires pour obtenir le prototype le plus fiable possible. La première version a su séduire la communauté médicale. L’heure est cependant encore aujourd’hui aux perfectionnements. Lauréat du Programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale (PRIP) en 2019, l’équipe de l’UBO Open Factory poursuit grâce au financement obtenu, l’élaboration d’un outil plus minutieux encore et qui sache répondre aux attentes des neuroradiologues. « Avec l’expérience, nous comprenons de mieux en mieux le projet du CRHU, les techniques commencent à s’optimiser, les prototypes deviennent de plus en plus pertinents et les résultats de test sont très positifs » se félicite Yves Le Quéré directeur de l’UBO Open Factory.

Léa Crébat

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