Nagasaki ne partira plus en fumée

Un exemple de mauvais professeur

Nagasaki, le samedi 4 mai 2019 - Le Japon a longtemps été considéré, par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), comme un mauvais élève de la politique anti-tabac.

Mais, de même qu’une ancienne prostituée, Marthe Richard, fit fermer les maisons closes en France, le pays du soleil levant semble vouloir se racheter une vertu avec des mesures de plus en plus draconiennes contre le tabac. 

Ainsi, en plus d’une stricte interdiction de fumer sur le campus, l’université de Nagasaki a annoncé qu’elle ne recruterait plus d’enseignants fumeurs, à moins qu’ils ne s’engagent à cesser de s’adonner à ce plaisir coupable.

« Nous pensons que le fait de fumer ne va pas avec celui de travailler dans l’éducation » prêche le doyen, Yusuke Takakura, ajoutant qu’une telle restriction n’entravait pas, à son sens,  les libertés individuelles. Les professeurs qui auraient du mal à se défaire de leur addiction pourront néanmoins bénéficier de consultations de tabacologie qui seront ouvertes dans les locaux de la faculté. 

Cette décision radicale est prise dans le cadre d’une politique plus globale engagée par le pays qui s’inscrit dans la préparation des Jeux olympiques de 2020.

F.H.

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