Quand les voies de la médecine sont impénétrables

Lourdes, le samedi 17 février 2018 – La guérison, de sœur Bernadette Moriau, 79 ans, atteinte d’un syndrome de la queue de cheval dont l’étiologie n’a pas été précisée, a été reconnu comme miraculeuse par l’Eglise.

Elle aurait été sauvée des griffes de sa pathologie, à l’été 2008, après un pèlerinage à Lourdes…mais cela était loin d’être suffisant pour qualifier son sort de miraculeux et elle a dû suivre de longues péripéties administratives, médicales et mystiques avant qu’il soit reconnu comme tel.
La procédure débute par une déclaration au Bureau des constatations médicales de Lourdes où une trentaine de signalement sont déposées chaque année. Si le Bureau ne parvient pas à identifier l’origine de ce prompt rétablissement, il  convoque, dans un premier temps,  une réunion « à laquelle peuvent participer tous les médecins et les soignants présents à Lourdes, quelles que soient leurs convictions religieuses » comme l’indique le site du sanctuaire, avant, si le mystère demeure de transmettre le dossier au Comité médical international de Lourdes (CMIL).  Ce dernier, constitué de médecins de diverses nationalités et spécialités est chargé d’éplucher l’histoire médicale du patient qui lui est soumise et de trancher, à bulletins secrets, sur le caractère « soudain et inexpliqué » de la disparition des symptômes.

Notons que le docteur Alain Franco, qui siège au CMIL précise auprès de BFM TV, que tous les participants à cet aréopage ne croient pas nécessairement aux miracles ! « On est dans une expertise médicale (…) On ne demande pas forcément aux membres du CMIL d’être catholiques. Je pense qu’ils le sont tous d’ailleurs, mais ça ne fait pas partie des critères  » !

En cas "d’avis favorable", le CMIL en informe l’évêque du diocèse du patient concerné (Beauvais en l’occurrence) qui statue en dernier ressort pour déceler un signe divin…

F.H.

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Vos réactions (1)

  • A la recherche de l'impossible !

    Le 17 février 2018

    Miracle ! Les non croyants rigolent malgré les exigences strictes des commissions épiscopales avant d'admettre qu'il s'agit d'un miracle. C'est un fait qu'elles n'interviennent qu'après échec de toutes les thérapeutiques connues, mais il s'agit presque toujours d'affections d'origine neurologiques.On n'a jamais vu une jambe amputée...repousser. Toutefois l'impossible peut arriver : en 1967 un voisin porteur d'un cancer généralisé est opéré, puis refermé, devant l'étendue des lésions et renvoyé chez lui ; toute la famille et les amis se sont succédés à son chevet, et non seulement il a survécu, mais a enterré son épouse, son fils, puis a eu deux autres femmes en maison de retraite et 20 ans après le chirurgien me téléphonait : "Et monsieur M...? " - je répondais "Toujours vivant !" - C'est moi qui suis parti ailleurs sans savoir la suite.

    Ce n'était pas à Lourdes mais dans le "94".

    Dr Richard Guidez

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