Pourquoi Dugesia japonica pourrait-il sauver le monde (ou presque) ?

Paris, le samedi 13 septembre 2014  - Son nom est le plus souvent méconnu, mais Dugesia japonica hante l’imaginaire de beaucoup d’enfants… et d’adultes. Ce ver plat a en effet pour particularité de se régénérer sans cesse. Organisme immortel, son sectionnement en dix fragments aboutit à l’obtention de dix nouveaux vers : une particularité qui a souvent fasciné. Ces propriétés font de Dugesia japonica un candidat tout trouvé pour les recherches sur la reconstitution des tissus. Mais l’équipe du CNRS conduit par le directeur de recherche Eric Ghigo à Marseille a souhaité s’intéresser à Dugesia japonica dans le cadre d’autres travaux. A la recherche d’un « modèle d’organismes nouveaux » pour poursuivre ses études sur les bactéries, Eric Ghigo a jeté son dévolu sur le planaire Dugesia japonica. Bien lui en a pris puisque le ver immortel s’est révélé résistant à dix sept bactéries (dont celles responsables de la légionellose, des salmonelloses, de la tuberculose ou encore de la listériose). Cette particularité serait liée à un gène MORN2, que l’on retrouve également chez l’homme, chez lequel il n’est cependant pas actif. « Cette découverte ouvre donc une nouvelle piste d'action » contre de nombreuses bactéries, notamment celles résistantes aux antibiotiques se félicitent les chercheurs du CNRS.

M.P.

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