Qui est Ariane Anderson ?

Paris, le samedi 6 juin 2020 - Dans une de ses vidéos postées cette semaine sur Youtube, le professeur Didier Raoult moquait l’étude du Lancet (qui depuis a été rétractée) qui tendait à mettre en évidence la dangerosité et l’inefficacité de l’hydroxychloroquine chez les patients infectés par le SARS-CoV-2. Parmi les accusations lancées par le praticien marseillais, derrière la qualification de « pieds nickelés » visant les auteurs des travaux, Didier Raoult a rapidement suggéré que l’une des employés de Surgisphere, l’entreprise controversée qui a fourni les données utilisées pour l’étude, et désormais tristement connue, serait une actrice de films X. 

Skye, ma base de données ! 

Les déclarations intempestives n’étant pas rares dans le discours de Didier Raoult, cette étrange mention a pu passer inaperçue. Certains ont pu être étonnés par une telle affirmation. Cette thèse légère a cependant alimenté des discussions souvent souriantes sur les réseaux sociaux le week-end dernier. Plusieurs internautes et certains qui se sont déjà illustrés par des frasques remarquées (tel l’ancien député LREM Joachim Son Forget impliqué dans la diffusion d’images plus qu’intimes du candidat à la mairie de Paris Benjamin Griveaux) ont en effet mis en avant la possible ressemblance entre Ariane Anderson, nom qui figure parmi les employés de Surgisphere comme directrice des ventes du logiciel Quartz Clinical et une actrice de film classé X, répondant au pseudonyme de Skye Daniels. Finalement, les élucubrations de la toile n’ont pas permis de déterminer si les deux femmes ne faisaient réellement qu’une et encore moins, si cette théorie se révélait exacte, s’il n’était pas possible qu’une respectée directrice des ventes ait dans une ancienne vie voulu vendre d’autres atouts pour gagner sa vie. L’anecdote a surtout été prétexte à alimenter les digressions cavalières, mais aussi à conforter ceux qui criaient au complot face à cette étude anti-hydroxychloroquine. Le lien entre Ariane Anderson et Skye Daniels a en tout cas retenu l’attention de quelques médias sérieux, tel le Guardian qui dans une enquête consacrée aux zones d’ombre de Surgisphere note sans autres précisions que Surgisphere compte dans son organigramme : « un ancien auteur de science-fiction et une modèle pour adulte ».

Quelle que soit la réalité, il est certain que cette saga pourrait en effet facilement alimenter plus d’une fiction autour de la science !

M.P.

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