Qui sans être athlète ne suivra pas les JO à la TV ?

Paris, le samedi 20 mai 2023 - L'Agence internationale de contrôle (ITA) se prépare activement à assurer les tests antidopage lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024. Avec près de 6 000 tests à effectuer en trois semaines, l'ITA a recruté et formé en avril dernier de nouveaux contrôleurs, appelés « préleveurs », pour mener à bien cette mission cruciale.

L'ITA a tout d’abord lancé un appel sur le réseau social LinkedIn. L'annonce détaillait qu’en tant que professionnels spécifiquement formés, les contrôleurs auront la responsabilité de coordonner le processus de collecte d'échantillons liés aux tests antidopage. L'appel a attiré pas moins de 60 professionnels médicaux et paramédicaux, ainsi que quelques anciens policiers, passionnés de sport et animés par une haine viscérale de la triche. Leur rôle consistera à prélever des échantillons d'urine ou de sang (uniquement par des professionnels de santé pour le sang) auprès des athlètes pour détecter toute trace de substances dopantes.

Pour devenir préleveur, une formation rigoureuse de trois jours leur a été dispensée au siège du Comité d'organisation des Jeux olympiques (COJO) à Saint-Denis. Les préleveurs ont appris les procédures strictes et les règles à suivre pour s'assurer que chaque contrôle est effectué de manière précise et sans faille. Chaque geste est méthodiquement noté sur un rapport, et chaque kit de contrôle antidopage est identifiable grâce à un numéro unique.

Les contrôles antidopage exigent une attention constante et minutieuse. Les préleveurs accompagnent les athlètes jusqu'aux toilettes et la vigilance est de mise pour prévenir toute tentative de triche ou de substitution d'échantillons.

De la peur de gagner à la peur d’uriner

Tout est très formalisé, par exemple il est nécessaire de vérifier régulièrement le nom du sportif contrôlé, le numéro de l'échantillon, de noter le volume d'urine recueilli et de remplir scrupuleusement le formulaire. Si la quantité d'urine n'est pas suffisante, c'est-à-dire les 90 millilitres requis, il faut sceller le premier prélèvement, qui doit ensuite être rouvert afin d'être mélangé avec le deuxième échantillon pour obtenir les échantillons A et B.

« Souvent, les sportifs sont nerveux, et cela peut créer une certaine appréhension », explique Yasmina Glad-Schreven, formatrice de l'ITA, à un groupe d'élèves. « Vous devez faire en sorte qu'ils se sentent à l'aise », leur dit-elle. En effet, souvent la miction est inférieure à 90 ml, certains sportifs étant stressés d’uriner devant un tiers rapporte Le Parisien.  

Avant les Jeux, les nouveaux préleveurs ainsi formés devront observer des contrôles antidopage, être évalués et prêter serment au Tribunal de Grande Instance de leur lieu de résidence. Cependant, être autorisé à effectuer des contrôles en France ne suffit pas. Chaque préleveur doit également être certifié par l'ITA pour devenir un « International Doping Control Officer » (IDCO). Cela nécessite d'avoir participé à au moins huit missions de contrôle et de maîtriser l'anglais…ce qui pourrait constituer le plus grand obstacle pour les Français !

F.H.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article