Infections nosocomiales et HAD

En mai et juin 2012, l’enquête nationale de prévalence (ENP) des infections nosocomiales (IN) et des traitements anti-infectieux en hospitalisation à domicile (HAD) a inclus 179 HAD et 5 954 patients ; 55,3 % des HAD du secteur public, 35,2 % du secteur privé, 9,5 % du secteur privé d’intérêt collectif et respectivement 36,8 %, 45,6 % et 17,6 % des patients. Les HAD « services » rattachées à un établissement de santé représentaient 65,4 % des HAD participantes et ont contribué à 40 % des patients inclus dans l’enquête. Au total 403 patients (6,8 %) avaient une ou plusieurs IN active(s) et 906 (15,2 %) étaient traités par au moins un anti-infectieux dont 97 % traités par au moins 1 antibiotique. Un peu plus de la moitié des IN (56 %) était importée d’un autre établissement et 35,5 % acquises en HAD. Les principales caractéristiques et exposition à certains facteurs de risques infectieux retrouvées étaient un âge ≥65 ans (58,1 %), un score de Mac Cabe de 1 ou 2 (49 %), une immunodépression (25,4 %), un cancer évolutif (33,7 %) ; 41,9 % des patients étaient porteurs d’au moins un dispositif invasif : cathéter vasculaire (31,5 %, dont 19 % de chambre à cathéter implantable et 2,7 % de cathéter central à insertion périphérique), sonde urinaire (12,9 %), intubation/trachéotomie (3,5 %). Quatre sites infectieux représentaient environ 3 IN sur 4 : infection urinaire (26,9 %), infection de la peau/tissus mous (17,6 %), infection du site opératoire (15 %) et infection respiratoire (13,5 %). Les trois micro-organismes les plus fréquents étaient Staphylococcus aureus (part relative 20,7 %) Escherichia coli (20,1 %) et Pseudomonas aeruginosa (11,1 %). Les résistances étaient respectivement de 28,1 % à la méticilline pour S. aureus, 21,7 % et 34,8 % aux céphalosporines de 3e génération (C3G) pour E. coli et P. aeruginosa, respectivement. Deux familles d’antibiotiques représentaient plus de 60 % des molécules prescrites : les béta-lactamines (46,1 %), en majorité pénicillines et C3G (respectivement 25,0 % et 16,0 %), et les fluoroquinolones (16,8 %). Par contexte de prescription, les patients étaient traités pour infection communautaire (40 %) ou pour IN (38 %), plus rarement pour antibioprophylaxie médicale ; la voie orale

Voir : http://www.invs.sante.fr/content/download/100651/362525/version/7/file/rapport_enquete_nationale_prevalence_infections_nosocomiales_traitements_anti-infectieux_etablissements_hospitalisation_domicile_2012.pdf

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Vos réactions (1)

  • Rôle des microbiotes

    Le 23 janvier 2015

    Qu'est ce qu'une infection nosocomiale?
    Il y a bien sur celles qui touchent les médecins et les infirmières de salle d'opération comme la légionellose ou le virus Ebola ou les méningites ...
    Il y a celles favorisées par un manque d'immunité inhérent à la maladie et aux anémies et manque de vitamine D.
    Celles dues aux fautes septiques.
    Mais n'est-il pas venu le temps de les reconsidérer à la baisse maintenant que nous connaissons le rôle des différents microbiotes ? Maintenant que nous avons su traiter par greffe fécale des infections à Clostridium résistantes à tous les antibiotiques ?
    Ce serait une vraie économie pour la sécurité sociale de revoir à la baisse la loi Kouchner.
    Dr Sari-Leret

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