Le Sarm résiste de moins en moins

Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (Sarm) est une bactérie multirésistante aux antibiotiques (BMR) fréquemment en cause dans les infections nosocomiales (IN). Selon les dernières données nationales disponibles, la prévalence des patients infectés à Sarm était de 0,39 % en 2006, soit 8 % des patients avec une IN [1]. L’incidence des infections à Sarm dans les établissements de santé (ES) participant au réseau national BMR-Raisin était de 0,48 cas pour 1 000 journées d’hospitalisation complète (JH) en 2007 ; cette incidence était plus élevée en court-séjour (0,65) et en réanimation (1,68) qu’en soins de suite et réadaptation (SSR) ou soins de longue durée (SLD) (0,31) [2]. Enfin, la proportion de résistance à la méticilline parmi les S. aureus isolés d’infections invasives était de 24 % en 2008 selon les données de l’Observatoire national de l’épidémiologie de la résistance bactérienne aux antibiotiques transmises au réseau européen EARSS [3]. De nombreux progrès ont été réalisés en France concernant la lutte contre les Sarm depuis 15 ans [4;5]. Toutefois, compte tenu des niveaux encore élevés de résistance observés, cette BMR reste un objectif prioritaire du plan stratégique national de prévention des IAS [6] et du programme national de prévention des IN [7], récemment renouvelés pour la période 2009-2013. Depuis 2005, les données du bilan annuel des activités de lutte contre les infections nosocomiales (LIN) [8] de chaque ES sont utilisées pour produire les indicateurs du tableau de bord des IN. Ces indicateurs ont été proposés suite à une expertise conduite en 2003 par l’Institut de veille sanitaire (InVS) [9] et ont été mis en oeuvre par différents groupes de travail sous l’égide du ministère en charge de la Santé. Parmi les données recueillies, figure le nombre de patients hospitalisés chez lesquels au moins une souche de Sarm a été isolée d’un prélèvement à visée diagnostique dans l’année. Rapporté au nombre de JH déclarés par les ES dans le cadre de la Statistique annuelle des établissements de santé (SAE) [10], il permet de calculer un taux d’infection à Sarm pour 1 000 JH. Ce taux d’infection à Sarm a été affiché pour la première fois

Voir : http://www.invs.sante.fr/publications/2009/infections_sarm_sante_2005_2008/infections_sarm_sante_2005_2008.pdf

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