Le Sénat veut lutter contre la méfiance des Français à l'égard des vaccins

L’invention du vaccin contre la variole en 1796 et, plus encore, de celui contre la rage en 1885 marque le début d’une épopée sanitaire dont le XXe siècle constitue à ce jour l’apogée. Des découvertes successives éradiquent, sur des continents entiers et en quelques décennies, les fléaux que constituaient la peste, le tétanos, la tuberculose ou la poliomyélite. Les populations sont enthousiastes et la vaccination entre dans les moeurs. Elle devient, en offrant une protection individuelle mais aussi collective contre de nombreux virus, bacilles et bactéries, un pilier des politiques de santé publique. La France, patrie de Pasteur et de Mérieux, joue dès le début et encore aujourd’hui un rôle majeur dans cette aventure. Au niveau industriel, elle compte de grands laboratoires de recherche et de production de vaccins. Sur le plan sanitaire, elle a mis en place un calendrier vaccinal exigeant et constitue l’un des rares pays à maintenir une obligation stricte pour certaines vaccinations. Pourtant, l’heure n’est plus au triomphalisme. D’abord, la menace de nouvelles pandémies conduit les industriels et les chercheurs à s’interroger sur leur capacité à découvrir et à produire de nouveaux vaccins dans des délais suffisants. Ensuite, n’est-il pas paradoxal que les Français réclament des vaccins efficaces contre des maladies émergentes - la grippe aviaire et le chikungunya récemment - tout en manifestant volontiers indifférence, suspicion, voire réelle hostilité à l’égard des vaccins existants ? Plus grave, ce sentiment est parfois partagé par des professionnels de santé. Les recommandations ne sont pas

Voir : http://www.senat.fr/rap/r06-476/r06-4761.pdf

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