L'HCQ, le JIM et ses lecteurs

De mémoire de rédacteurs ou de lecteurs du JIM, c'est à dire depuis plus de 40 ans, aucune proposition thérapeutique n'avait donné lieu à autant de commentaires et de débats que les travaux du Pr Didier Raoult sur le traitement de la Covid-19 par l'hydroxychloroquine (HCQ) associée à l'azithromycine. La polémique sur l'efficacité et l'innocuité de cette bithérapie qui s'est propagée comme la pandémie, des plateaux de télévision aux revues phares de la médecine internationale, ne pouvait épargner le JIM, dont la mission depuis 4 décennies est de vous informer en temps réel sur tout ce qui se fait et s'écrit d'important dans le monde en médecine.

Aussi, dés lors qu'une étude que nous analysions sur le JIM comportait le terme hydroxychloroquine, qu'elle soit favorable aux propositions de Didier Raoult (mais avec des restrictions méthodologiques) ou leur soit défavorable (avec là encore des réserves), les réactions, bien souvent hostiles, ne se faisaient pas attendre.

C'est ainsi que lorsque nous avons fait état le 18 mars 2020 des premiers pré-prints de l'équipe marseillaise, favorables à l'HCQ, forcément favorables, nous avons reçu pas moins de 27 réactions, fustigeant pour la plupart notre souhait de disposer d'un essai randomisé avant de tirer des conclusions pratiques de cette communication très préliminaire (Chloroquine : un signal d'espoir). Comment s'étonner dès lors, qu'à l'inverse, quand nous analysions les résultats d'études négatives sur l'HCQ nous ayons été inondés de réactions indignées reprochant pelle mêle aux auteurs de l'essai leur non conformité au protocole Raoult, et au JIM sa volonté (cachée) de couler le dit protocole (au profit de puissances occultes) en relayant ce type d'essais (voir L’HCQ en post exposition, pas de repêchage ou Covid-19 sous chloroquine/hydroxychloroquine : quel risque arythmique à court terme ?).

Pouvons nous rappeler ici que le JIM n'est que le miroir de la recherche clinique, que nous ne défendons aucune thèse, si ce n'est celle de la vérité scientifique, que nous ne pouvons être considérés comme responsables du fait qu'aucun essai de qualité n'ait démontré l'efficacité du protocole Raoult (ce qui aurait été facile à mettre en place par l'équipe marseillaise) mais que, comme tous les praticiens, nous aurions été soulagés qu'un médicament peu onéreux et facilement accessible à tous puisse résoudre cette crise sanitaire.    

Dr Gilles Haroche, directeur du JIM, ancien Chef de Clinique en pathologie infectieuse

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Vos réactions (16)

  • Progresser

    Le 09 juin 2020

    Oui je comprends votre désir de nous tenir informés et vous en remercie mais ce qu'on a fini par vous reprocher c'est de rajouter sur ce sujet des couches qui n'apportaient rien aux précédentes.
    Merci.

    Dr Didier Marc Poisson

  • Grâce à vos publications, chacun a pu se faire une opinion

    Le 09 juin 2020

    Votre prise de position, ni pour, ni contre, simplement claire, est parfaite.
    Merci pour cette mise au point.

    Effectivement, nous le constatons tous, nous ne pouvons exprimer une opinion à ce sujet sans être mis au ban par la partie adverse(certains oublient ainsi les bases de la medecine et de la confraternité).
    vous vous êtes contentés de rapporter des faits incontestables, et grâce à vos publications, chacun a pu se faire une opinion.
    Merci.

    Dr Marc Castaner

  • Merci

    Le 09 juin 2020

    Je veux être le premier à remercier Gilles Haroche.
    C’est tout.

    Dr Philippe Eck

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