PariSanté Campus : la santé numérique a sa base centrale

Paris, le vendredi 31 décembre 2021 - Le gouvernement a présenté en octobre sa « Stratégie d’accélération : Santé numérique ». Il s’agit d’une réponse au « retard » de la France, constaté par les pouvoirs publics et qui est expliqué par « un déficit d’investissements dans les infrastructures numériques, la complexité de systèmes créés en silo, un manque d’acceptabilité et de confiance dans le numérique, tant par le grand public que par les professionnels, et une carence de formation des professionnels de la santé et des ingénieurs aux enjeux de la santé ».

Haute technologie et éthique

Alors que les pouvoirs publics souhaitent donc à la fois donner une impulsion majeure à la formation et à la recherche tout en coordonnant l’ensemble des intervenants, le Premier ministre a inauguré le 14 décembre dernier PariSantéCampus. Situé près de la porte de Versailles, cet espace de 15 000 mètres carrés souhaite rassembler l’ensemble des acteurs impliqués dans le développement de la santé numérique : Inserm, Inria, France Biotech, French Healthcare, Agence du numérique en santé, mais aussi de nombreuses PME dont beaucoup sont dédiées à la télémédecine. Tous les aspects de la santé numérique sont ainsi représentés dans cet espace, sans oublier les considérations éthiques majeures autour de la relation patient/soigné et du respect de la cohérence du parcours de soins. Ces questions sont notamment l’objet des réflexions de l’Institut santé numérique en société, présent sur le campus.

Engagement en faveur de la télésurveillance

L’inauguration par le Premier ministre de ce qui est désigné comme un « vaisseau amiral » de la santé numérique en France a été l’occasion de rappeler certains des engagements du gouvernement en matière de santé numérique. Jean Castex a ainsi notamment annoncé la volonté d’œuvrer vers une généralisation de la prise en charge de la télésurveillance « dès lors qu’un bénéfice clinique pour les patients ou organisationnel pour notre système de santé est constaté. Il s’agit d’une prise en charge de droit commun, dans toutes les aires thérapeutiques. Les réunions de concertation sont engagées pour une mise en œuvre début 2022 ».

Léa Crébat

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