Covid-19 en ville : « faire avec les moyens du bord »

Interview du Pr Paul Frappé, président du Collège de médecine générale

Avec l’arrivée des premiers cas de covid-19 en France, les médecins de ville et en premier lieu les omnipraticiens se sont aperçus de l’impréparation de la riposte. Ainsi, rapidement, une pénurie de masques FFP2 et chirurgicaux a été mise à jour.

Le JIM, qui avait prévu de longue date une interview avec le Président du Collège de la médecine générale, le Pr Paul Frappé, a demandé à cet universitaire et généraliste de ville qui exerce à Saint-Etienne, de réagir à cette situation.

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Vos réactions (5)

  • Bisounours

    Le 17 mars 2020

    "C'est du foutage de gueule". On nous parle de masques FFP2 mais si on lit la suite même pour la prise en charge des patients contaminés on n'aura droit qu'a des masques chirurgicaux...
    En ville des masques chirurgicaux ou de norme FFP2, selon les indications et la disponibilité de ces derniers, seront mis à la disposition des médecins et des infirmiers pour leur permettre d’assurer les prises en charge de patients.
    Les pharmaciens disposeront de masques chirurgicaux.
    Les sages-femmes libérales pourront disposer de masques chirurgicaux pour prendre en charge les femmes confirmées COVID-19.
    Des masques chirurgicaux sont délivrés pour les professionnels du domicile intervenant, pour les actes essentiels à la vie quotidienne, auprès des plus vulnérables (personnes âgées et handicapées notamment), lorsque ces derniers sont des cas suspects ou confirmés, afin de maintenir autant que possible les personnes à domicile.

    Pour les établissements de santé habilités COVID-19 (dits de 1ère ou de 2ème ligne) des masques chirurgicaux seront mis à disposition pour la protection des professionnels de santé dans les services de soins prenant en charge les cas possibles ou confirmés.

    Pour les EHPAd en cas d’apparition de symptômes chez des résidents, les structures devront identifier un secteur dédié pour la prise en charge des patients COVID-19. Au sein de ces secteurs, le personnel aura à sa disposition des masques chirurgicaux.

    Dr Pierre Lauron

  • Cessons d'être hypocrite et toujours politiquement correct

    Le 21 mars 2020

    La pandémie COVID 19, c'est comme un gigantesque feu de forêt interplanétaire. Une fois parti, tous les pompiers vous le diront, on n'arrête pas un feu de forêt. On déclenche tous les moyens mais le vent, la sècheresse , la météorologie les rendent illusoires.

    On donne actuellement tellement d'informations, contradictoires en plus, parfois que étant donné qu'il est clair que:
    - Le civisme est une notion qui malheureusement s'est perdue en France et dans beaucoup de pays;
    - Le nivellement pas le bas de la conscience collective s'est développé;
    - Les moyens primaires de lutte contre la propagation des virus et de toute la pathologie infectieuse ont été négligés et donc galvaudés ( masques! Gel hydroalccolique, "confinement" des porteurs sains, des malades et des indemnes de l'infection dans les salles d'attente de tous les médecins de France qui ont gardé la "sale" habitude de recevoir leurs patients SANS RDV etc...
    -Le fait que soignants et citoyens ne remettent pas assez en question leurs mauvaises habitudes de manque d'hygiène. Le feront-ils demain?

    IL FAUT PROTEGER LES SOIGNANTS AU CONTACT avant tout, les POLICIERS qui doivent sanctionner sévèrement pour que ce soit dissuasif ceux qu'il est de bon ton d'appeler "les imbéciles", les CAISSIERES de magasins d'alimentation et pour tous les autres, leur permettre de ne pas se mettre en danger, eux et leurs familles.

    SEUL UN CONFINEMENT STRICT et bien respecté par l'ensemble des citoyens peut nous sortir de là.

    Tout le reste est du pipeau.
    (Pour ce qui est de l'évidence de la faillite des politiques qui, TOUS partis confondus (même les populistes qui n'ont rien vu venir), n'ont rien prévu, que ce soit les présidents de la République successifs, les premiers ministres, les ministres de la santé, mais aussi localement les maires des communes (le stock de masques au cas où?, n'est-ce-pas plus important que le nombre de radars sur la commune?)...On verra ça plus tard.
    L'ARS, méconnue des français est largement coupable de cette faillite sanitaire mais on ne lui trouvera que des qualités sans doute, elle qui vulgarise aussi la maltraitance dans les EHPAD, la maltraitance des soignants à l'hôpital et dans les services d'urgence principalement. Qu'est-ce qui a été fait concrètement: Pas grand chose, sinon rien.

    Bon courage!

    Cessons d'être hypocrite et toujours politiquement correct.

    Il y a vraiment matière à s'indigner!

    Dr Alain Tarate, Strasbourg


  • Une pièce montée de structures pleines de hauts fonctionnaires,

    Le 21 mars 2020

    Je partage tout à fait les propos du Dr Tarate. Le problème des masques mérite une attention particulière car si on veut en plus de protéger certains professionnels qui ne le sont pas actuellement et intensifier les prélèvements (pour mieux gérer les isolements ) on ne pourra pas le faire . A ce titre un article de l'Opinion d'hier sur l'historique de la gestion des masques depuis 2011 montre bien la complexité des institutions intervenantes et décisionnaires (ce n'est pas un mille feuille c'est une pièce montée de structures pleines de hauts fonctionnaires, experts, pseudo-experts...) pour aboutir à ça. Il faudra à l'avenir empêcher que cela ne se reproduise. En attendant faisons de la pédagogie auprès de nos proches, nos voisins sur les réseaux, par tous les moyens pour inciter les gens à rester chez eux. Bon courage à tous.

    Dr Michel Bounioux

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